Le nombre de cas de grippe est en baisse dans les urgences

Le Québec, comme ailleurs au Canada, n’échappe pas à la grippe et la vaccination demeure la meilleure façon de s’en protéger, selon les autorités de la santé publique.
Photo: La Presse canadienne (photo) Jeff McIntosh Le Québec, comme ailleurs au Canada, n’échappe pas à la grippe et la vaccination demeure la meilleure façon de s’en protéger, selon les autorités de la santé publique.

Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, a tenu à rassurer la population, dimanche, au sujet de l’épidémie de grippe qui touche le Québec depuis le début du temps des Fêtes.


Par voie de communiqué, le ministre a indiqué qu’il était resté au Québec durant le congé des Fêtes pour assurer un suivi quotidien de la situation. Il a souligné que le nombre de consultations dans les hôpitaux pour des symptômes grippaux a connu une baisse au cours des derniers jours.


Le 27 décembre, les inscriptions dans les urgences liées à la grippe dépassaient les 10 %, alors qu’elles étaient descendues à 7,4 % samedi.


Le directeur national de la santé publique, le docteur Horacio Arruda, a pour sa part tenu à préciser que le Québec ne vivait pas une situation de pandémie. Celle-ci est caractérisée par l’arrivée d’un nouveau virus, ce qui n’est pas le cas actuellement. Bien que la souche A du virus H3N2 soit apparue pour la première fois au Québec cette saison, elle était déjà présente dans l’hémisphère austral l’an dernier. Les autorités publiques ont donc inclus cette souche dans le vaccin contre la grippe offert cette année dans l’hémisphère nord.


Le docteur Arruda a indiqué que la situation vécue actuellement dans les hôpitaux du Québec était bien différente de celle que prévalait en 2009 lors de l’éclosion du H1N1.


Au cours de la semaine du 23 au 29 décembre 2012, la proportion de patients qui s’étaient présentés dans les urgences avec des symptômes d’allure grippale, l’influenza ou la pneumonie était de 10,3 %.


Lors de la pandémie de H1N1, cette proportion atteignait 21 %. « Mais cette année, contrairement aux autres années, le virus est apparu très tôt au mois de novembre de telle sorte que le pic de l’épidémie est arrivé durant le temps des Fêtes », indique le docteur Arruda.


Se faire vacciner


Avec le nombre important de rassemblements au cours des dernières semaines, le virus s’est donc répandu rapidement dans la population. « Puisque ce virus n’a pas circulé de façon importante au Québec au cours des dernières années, il y a plus de personnes susceptibles de l’attraper », précise le docteur Arruda.


La situation était toujours difficile dans de nombreuses urgences dimanche. À Montréal, le taux moyen d’occupation des civières était de 125 %. Le Centre hospitalier St. Mary, l’hôpital Fleury et l’Hôpital général de Montréal vivaient les situations les plus difficiles de la métropole. À Québec, le temps passé sur une civière a dépassé les 48 heures pour certains patients admis à l’hôpital l’Enfant-Jésus et à l’hôpital Saint-François-d’Assise.


« Pour la majorité des gens en bonne santé, la grippe c’est très dérangeant mais ça ne mènera pas à des complications », fait valoir le docteur Arruda, qui suggère aux malades de rester à la maison, se reposer, boire beaucoup d’eau et prendre de l’acétaminophène. Dans les 72 heures, tout devrait être rentré dans l’ordre, ajoute-t-il.


Le docteur Arruda rappelle que la vaccination demeure le meilleur moyen de se protéger contre le virus de l’influenza. Il est d’ailleurs toujours possible de se faire vacciner au Québec.

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