Paramédicaux en grogne

Sans contrat de travail depuis mars 2010, les paramédicaux souhaitent reprendre les négociations pour une nouvelle convention collective avec le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et les associations patronales.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Sans contrat de travail depuis mars 2010, les paramédicaux souhaitent reprendre les négociations pour une nouvelle convention collective avec le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et les associations patronales.

En grève générale illimitée depuis le 24 décembre, les ambulanciers paramédicaux estiment que la partie patronale peine à maintenir ses engagements en vertu de l’entente sur les services essentiels à fournir en cas de grève.

Cette entente survenue entre les deux parties le 18 décembre dernier oblige l’employeur à combler les absences à 100 % des effectifs prévus.


Cependant, selon Réjean Leclerc, président du syndicat préhospitalier-CSN, la partie patronale peine à respecter cette entente et 8 à 10 % des absences ne sont pas comblées par de nouveaux effectifs.


Ce n’est pas exceptionnel selon M. Leclerc, qui estime que les services d’ambulanciers préfèrent « gérer au budget » plutôt que d’assurer tous leurs services.


Par là même, les syndiqués souhaitent prouver que l’employeur met souvent ses salariés en surcharge de travail, les forçant à accumuler les heures supplémentaires sans pause et, ultimement, à raccourcir leurs carrières.


C’est un métier difficile et il est rare qu’une carrière dépasse les 25 ans, explique Rejean Leclerc.


La durée de la carrière des ambulanciers est au coeur des négociations, dont les points principaux concernent une bonification du régime de retraite ainsi qu’une réduction du nombre des échelons salariaux.


Sans contrat de travail depuis mars 2010, les paramédicaux souhaitent reprendre les négociations pour une nouvelle convention collective avec le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et les associations patronales.


La grève ne devrait pas modifier les services au public général. Certains services tels que la supervision de stagiaires, le lavage des véhicules, ou l’encadrement des artistes et sportifs ne seront en revanche pas assurés.


Le MSSS n’a pas rendu l’appel du Devoir mercredi.

5 commentaires
  • Denise Simard - Abonnée 27 décembre 2012 10 h 46

    Les paramédicaux...

    Toutes les mêmes ces associations et surtout le ministère de la Santé et des Services sociaux : elles promettent, promettent et ne bougent pas. On se fout de la population, qu'elle souffre et même qu'elle crève , mais ce qui prévaut en premier c'est leur fameux budget... Elles attendent d'être prises à la gorge et ensuite elles daignent accorder des miettes.

  • RONALD LESAGE - Inscrit 27 décembre 2012 14 h 17

    Justice pour tous .

    Leur sort devrait être lié . Les administrateurs ne devraient pas avoir de majoration de revenu tant et aussi longtemps que les employés n'ont pas de contrat de travail , soit depuis mars 2010 .

  • Simon White - Inscrit 28 décembre 2012 09 h 28

    À vous Madame Marois

    Afin de résoudre ce conflit, il serait peut être préférable de cesser d'accuser la partie patronale ou les travailleurs. Nous en sommes au-delà de ces niveaux. La population en souffre encore une fois ... tout comme au printemps dernier avec la crise des étudiants.

    Cette fois, ce sera Madame Marois qui devrait prouver qu'elle est assez solide pour régler un conflit ... Trop tard pour blâmer Monsieur Charest et les Libéraux ... Allez Madame, sortez vos talents de négotiateure ...

  • Franklin Bernard - Inscrit 28 décembre 2012 12 h 20

    Un autre legs empoisonné de John James Charest

    Non, il n'est pas trop tard pour blâmer Charest et les lIébraux. Il n'est jamais trop tard pour dénoncer ces gens-là, qui vont bientôt briguer à nouveau les sufrages des Québécois qu'ils ont roulés dans la farine pendant 10 ans.

    Comme le conflit étudiant, le gouvernement de John James a laissé pourrir les négociations avec les ambulanciers, avec les réultats qu'on voit aujourd'hui. Deux ans dans un secteur aussi vital pour la population, ce n'est plus de la négociation syndicale-patronale, c'est le mépris des citoyens classique du PLQ.

  • Simon White - Inscrit 28 décembre 2012 21 h 33

    Plutôt blâmer Louis-Joseph de Montcalm ...

    Pourquoi ne pas blâmer Louis-Joseph de Montcalm pour sa défaite en 1759? En suivant votre approache mon cher monsieur Bernard, n'est-il pas à la source de la colonisation brittanique des Canadiens Français? N'est-il pas vrai que l'acharnement contre Monsieur Charest et les Libéraux depuis l'hiver dernier n'a toujours rien réglé? Je m'en remet tout simplement à Madame Marois avec toutes ses promesses de régler tous les problèmes financiers de la Belle Province ...après tout ...n'est-elle pas la Première Ministre actuelle ... ou sommes-nous seulement au beau milieu d'un mauvais rêve?