Les pharmaciens devront attendre l'été prochain pour prolonger des ordonnances

Les Québécois devront attendre encore jusqu'à l'été prochain pour voir leurs pharmaciens pouvoir prolonger des ordonnances et prescrire des médicaments pour certains maux.

Une entente à cet effet était intervenue il y a environ un an entre le Collège des médecins du Québec, l'Ordre des pharmaciens et le ministère de la Santé et des Services sociaux.

Mais il fallait ensuite que chaque corporation professionnelle adopte un règlement pour valider cette entente, ce qui vient d'être fait. Les trois parties en ont fait l'annonce, lundi à Montréal, franchissant ainsi une nouvelle étape.

Il reste maintenant à publier le règlement dans la Gazette officielle et à négocier les honoraires professionnels des pharmaciens qui accompliront ces tâches à la place des médecins.

C'est donc à compter de l'été prochain que les pharmaciens pourront, par exemple, prolonger l'ordonnance d'une personne qui n'arrive pas à voir son médecin assez rapidement, alors que sa prescription de médicament est échue.

3 commentaires
  • Marc Blanchard - Inscrit 10 décembre 2012 16 h 16

    Donner un titre négatif à une bonne nouvelle, faut le faire.

  • Gaston Carmichael - Inscrit 10 décembre 2012 19 h 25

    Redevance pour les médecins???

    En théorie, les médecins perdraient une source de revenus avec un tel arrangement. S'ils l'ont accepté, je me demande s'ils n'y auraient pas une clause obscure pour protéger leurs revenus.

    Est-ce que cette entente inclurait une sorte de redevance à être payer au médecin traitant à chaque fois qu'un pharmacien renouvelle une prescription?

    • André Gravel - Inscrit 11 décembre 2012 00 h 03

      Comme c'est étrange comme commentaire.
      Un médecin ne reçoit aucun revenu quand il renouvelle une prescription sans voir le patient.
      C'est souvent le cas de patient qui soit ne prennent pas de rendez-vous , soit ne ne présentent pas . Dans ce cas, oui, ce sera une aide pour le médecin car il n'aura pas à faire le suivi du patient négligent.
      La logique qui veut que le fait de rédiger une ordonnance ne soit pas rénumérée est évidente.
      Un médecin peu scrupuleux pourrait ainsi augmenter ses prescriptions d'ordonnance pour augmenter ses revenus.
      Il n'est donc rénuméré que pour l'examen et le diagnostic.
      Cela fait plus de quarante ans que l'on a défendu aux médecins de vendre des médicaments , et ce avec raison.
      Par contre, il semble que le conflit d'intérêt sera tout aussi évident avec la possibilité pour les pharmaciens de renouveler une prescription, de vendre lui-même les médicaments avec profit et du même coup de se faire payer une rénumération par le gouvernement , rénumération que le médecin lui-même ne peut pas recevoir.
      Un pharmacien peu scrupuleux pourrait ainsi faire perdurer une prescription inutile, changer une prescription pour faire plus de profit sur une marque particulière, etc.
      Il faudra encadrer sérieusement ce nouveau service.