Rembourser les psychothérapies

Québec — Le coût des visites chez le psychologue devrait être acquitté avec la carte d’assurance-maladie, selon le commissaire à la santé et au bien-être, Robert Salois. L’idée n’est pas farfelue et fera l’objet d’une analyse sérieuse, a promis le ministre de la Santé, Réjean Hébert, en réagissant au rapport annuel du commissaire déposé mercredi à l’Assemblée nationale et consacré exclusivement à la santé mentale. Malgré les coûts importants qu’elle engendrerait, la mesure s’autofinancerait, selon M. Salois, par la réduction des coûts médicaux associés aux troubles mentaux et par une augmentation de la productivité. De façon plus générale, les problèmes de santé mentale ont pris une telle ampleur qu’ils devraient être hissés au rang des priorités d’intervention du gouvernement en santé, conclut M. Salois, après avoir analysé la question sous tous ses angles dans un rapport de 180 pages. Quant aux différentes clientèles, M. Salois demande au gouvernement de mettre l’accent sur les services offerts aux jeunes, en matière de dépistage précoce et de traitement, puisque 80 % des troubles mentaux apparaissent avant l’âge de 25 ans, la moitié avant l’âge de 14 ans. Une personne sur cinq est susceptible d’être atteinte d’un trouble mental au cours de sa vie.

4 commentaires
  • Clémence Richard - Inscrite 6 décembre 2012 12 h 00

    Proposition lumineuse

    Comme cette proposition serait bénéfique pour la classe moyenne qui hésite à investir dans sa santé mentale... Et pourtant...
    En ces temps "troubles" (mauvais jeu de mots... ) où la moralité publique est le bar ouvert à la permissivité tous azimuts sans scrupule qui vient d'en haut de la pyramide... L'exemple à suivre ?
    Alors qu'on exige des parlementaires d'être d'une propreté virginale... dans un contexte corrompu, où le truand est presque un héros, l'honnêteté, l'entraide et le respect n'ont aucune chance. Ça sème le doute et affecte immanquablement la santé mentale dans le quotidien. Si l'individu est le moindrement intègre, il devient agressif. Et vogue la galère !

  • André Michaud - Inscrit 6 décembre 2012 12 h 10

    30% des citoyens

    On estime que d'ici une vingtaine d'années près de 30% des gens auront des problèmes psychologiques nécessitant de l'aide.

    Si on ajoute cela au vieillissement de la population et aux coûts de la dette...les jeunes ont pas fini de payer...

    D'un autte côté on peut se permettre de ne pas soigner des parents malades qui peuvent devenir dangereux pour leurs enfants..

  • Marc O. Rainville - Abonné 6 décembre 2012 13 h 55

    Une farce

    C'est comme pour les massages érotiques, déductibles d'impôt. Ce dont le Québec a besoin c'est d'un autre Printemps Érable, psychologiquement durable... de masse !

  • Gaetane Derome - Abonnée 7 décembre 2012 19 h 57

    Des dépenses..toujours des dépenses!

    Je ne comprends pas,car tous peuvent avoir acces a un psychologue s'ils sont referes par leur medecin,soit dans un CLSC ou encore dans une Clinique externe de psychiatrie..

    Tant qu'aux personnes qui ont une assurance medicale prive ils peuvent eux-meme consulter pour peu de frais en prive.

    Il faut d'abord prevenir les problemes de sante mentale et aussi eduquer la population.Par ailleurs,la recherche en psychiatrie,elle est sous-financee par rapport aux autres domaines de la sante.