Les dépenses en santé croissent modérément

En 2012, les dépenses de santé atteindront 207 milliards de dollars au Canada, soit 6,5 milliards de plus que l’an dernier. Québec consacre 5469 $ par habitant, comparativement à la moyenne canadienne de 5948 $.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir En 2012, les dépenses de santé atteindront 207 milliards de dollars au Canada, soit 6,5 milliards de plus que l’an dernier. Québec consacre 5469 $ par habitant, comparativement à la moyenne canadienne de 5948 $.
Les dépenses en santé continuent de croître au Canada, mais elles le font à un rythme modéré, révèle une étude rendue publique mardi par l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS). Bien que le Québec demeure la province où les dépenses en santé sont les moins élevées par habitant, le phénomène du vieillissement de la population s’y fait davantage sentir qu’en Ontario et dans les provinces de l’Ouest, souligne l’étude.
 
En 2012, les dépenses de santé atteindront 207 milliards de dollars au Canada, soit 6,5 milliards de plus que l’an dernier. Québec consacre 5469 $ par habitant, comparativement à la moyenne canadienne de 5948 $.
 
Ce constat ne signifie pas que le Québec offre moins de services qu’ailleurs au pays, souligne Jean-Marie Berthelot, vice-président aux programmes à l’ICIS : « Le système de santé québécois ne semble pas moins bien performer que les autres systèmes de santé. […] Lorsqu’on regarde les temps d’attente pour les chirurgies prioritaires, du genou, de la hanche, restauration de la vue et cancer, le Québec se classe bien. » De plus, le Québec compte davantage de médecins de famille et de médecins spécialistes que la moyenne nationale, et autant d’infirmières, note M. Berthelot.
 
Vieillissement

C’est au chapitre du vieillissement de la population que le Québec se distingue. Le phénomène de l’immigration et de la migration interprovinciale y est moins prononcé qu’en Ontario et dans les provinces de l’Ouest, révèle l’enquête. Mais surtout, estime M. Berthelot, les nombreux baby-boomers et la chute brutale du taux de fertilité font en sorte que les répercussions du vieillissement de la population se font davantage sentir au Québec qu’ailleurs. Les provinces de l’Atlantique vivent elles aussi une situation semblable.
 
Le vieillissement de la population a tout de même un effet « modéré » sur l’accroissement des dépenses en santé au pays, juge l’ICIS et il représenterait 0,9 % de la croissance annuelle de 2000 à 2010. « On compare souvent le vieillissement de la population à un « tsunami gris ». Mais ce n’en est pas un parce qu’un tsunami est une vague face à laquelle on ne peut se préparer, explique M. Berthelot. L’analogie du glacier serait plus appropriée. […] On peut s’y adapter. »
 
Le vieillissement de la population laisse présager une hausse des dépenses liées aux soins de santé aux aînés dans les prochaines années, mais c’est sans compter les changements qui pourraient être apportés dans plusieurs provinces. « On parle beaucoup, notamment au Québec avec le nouveau ministre [de la Santé] Réjean Hébert, d’adapter le système de santé à la population vieillissante et d’investir dans les soins à domicile pour réduire l’utilisation des ressources des hôpitaux. Ce sont des transformations qui vont avoir des effets à long terme plus importants que le seul contrôle des dépenses », croit M. Berthelot. « Et ça pourrait être plus économique », ajoute-t-il.
 
Le Devoir

 
1 commentaire
  • Yvon Bureau - Abonné 31 octobre 2012 08 h 37

    Droits et responsabilités

    Nous, les vieux, en plus des énergies que nous déployons pour la reconnaissance de nos droits, nous nous devons de tout faire pour nous garder en santé, en mangeant moins et mieux (moins de gras, moins de sucre, moins de sel), en nous tenant en forme physique, en vivant de bonnes, fructueuses et heureuses solidarités.

    Une invitation à lire le livre du Dr Alain Vadeboncoeur : Privé de soins. Il y a tellement d'économies à faire ou à réinvestir autrement.

    Prévenir et soigner autrement.