Légionellose : la CSQ assure qu’elle n’a pas été négligente

L’éclosion de légionellose a causé à ce jour la mort de 13 personnes à Québec.
Photo: - Le Devoir L’éclosion de légionellose a causé à ce jour la mort de 13 personnes à Québec.

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) a été très « surprise » d’apprendre que ses installations étaient responsables de l’éclosion de légionellose mercredi. Elle assure qu’elle n’a pas été négligente dans l’entretien de ses tours de refroidissement.


« On n’avait aucune raison de croire qu’on pouvait avoir des bactéries dans notre système », a expliqué le secrétaire-trésorier du Syndicat, Daniel B. Lafrenière.


La CSQ, explique-t-il, fait appel à un sous-traitant, State Chemicals, « pour les produits chimiques » utilisés dans ses tours de refroidissement. Elle mène aussi des inspections mensuelles et ses employés font des vérifications.


« On a du personnel en interne qui s’occupe de l’entretien et du nettoyage de ces systèmes-là. C’est régulièrement visité, régulièrement entretenu. D’où notre surprise », a-t-il affirmé.


La Direction de santé publique révélait mercredi que la tour de refroidissement à l’origine de l’éclosion de légionellose se trouvait sur le toit de l’immeuble du syndicat situé au 320 rue Saint-Joseph, dans le quartier Saint-Roch.


L’immeuble qui porte le nom de Place Jacques-Cartier est la propriété de la CSQ à l’exception de la bibliothèque Gabrielle-Roy, dont le propriétaire est la Ville de Québec.


« On n’a aucune responsabilité », a souligné hier le porte-parole de la Ville, Jacques Perron, en soulignant que la CSQ était responsable de l’entretien de l’immeuble. « On n’a rien à dire sur comment s’est géré. »


La tour de refroidissement en question a été fermée mardi soir, quelques heures après que la DSP eut pu l’associer à la bactérie.


Les représentants de la DSP ont souligné que les résidants des environs et les gens qui y travaillent n’ont rien à craindre. « Il n’y a aucune raison de freiner ses activités dans le secteur, a souligné la médecin-conseil Isabelle Goupil-Sormany. Je tiens à rappeler que les résultats témoignent d’une situation qui avait lieu il y a trois semaines.»


La tour de la CSQ fait partie des installations qui ont subi un traitement-choc de nettoyage les 21 et 28 août dernier.


La DSP est convaincue que cette tour est en cause parce qu’elle répond à trois conditions. Elle contenait une quantité très importante de légionelle (plus d’un million de bactéries par litre), le profil génétique de ces bactéries est le même que celui des malades et elle est située dans le secteur d’où proviennent la plupart d’entre eux.


Depuis le début de l’éclosion, la légionellose a fait 180 malades, et 13 morts.

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