Cancer de la prostate: un nouveau projet pancanadien

Le Centre hospitalier de l’Université de Montréal prend part à l’initiative.
Photo: La Presse canadienne (photo) Ryan Remiorz Le Centre hospitalier de l’Université de Montréal prend part à l’initiative.

Pourquoi certains hommes vivent-ils avec un cancer de la prostate sans problème pendant des années alors que pour d’autres, la maladie s’avère fatale ? Les chercheurs canadiens ont décidé d’unir leurs forces pour répondre à la question. D’ici cinq ans, ils espèrent avoir en main la signature génétique qui permettra de différencier un cancer fulgurant de celui qui ne nécessite pas de traitement agressif.

C’est au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) que le Dr Fred Saad a annoncé la formation du Réseau canadien IRTF de biomarqueurs du cancer de la prostate.


Une controverse secoue le milieu médical depuis que les autorités de santé américaines ont avancé que le dépistage précoce du cancer de la prostate pourrait faire plus de tort que de bien. En effet, si un homme sur sept est diagnostiqué au cours de sa vie, seul un sur vingt-huit en meurt. Plusieurs subiraient donc des interventions inutilement agressives qui les laissent avec des séquelles.


Pour le Dr Saad, la question n’est pas de dépister ou non, mais de déterminer « qui traiter et comment ». Le consortium de chercheurs qu’il présidera cherchera à définir la signature génétique des cancers mortels afin de les traiter adéquatement.


Les scientifiques étudieront les tissus de 2000 patients traités il y a plus de cinq ans, et de 2000 autres patients fraîchement recrutés, afin de déterminer quels indices génétiques corroborent l’issue de leur maladie.


L’Institut de recherche Therry Fox et le Partenariat canadien contre le cancer financent l’initiative à hauteur de 4 millions de dollars.