La sécurité inquiète à l’Institut Philippe-Pinel

La sécurité à l’Institut Philippe-Pinel serait déficiente et inquiète les employés de l’établissement, qui héberge des criminels souffrant de troubles mentaux.

Un rapport revenant sur la prise d’otages du 29 avril 2011 sera déposé cette semaine, écrivait La Presse hier.


Dans ce rapport, les enquêteurs, issus tant du côté patronal que du côté syndical, concluent qu’un « faux sentiment de sécurité » règne à l’Institut et formulent une centaine de recommandations. Ils soulignent les manquements qui ont permis à un délinquant sexuel de prendre en otages un médecin, un criminologue et une infirmière en avril 2011. Des employés avaient finalement réussi à le maîtriser.


Les employés réclament maintenant des mesures concrètes pour se prémunir contre les agressions physiques dont ils sont souvent victimes.


Selon la présidente du syndicat des employés, Karine Cabana, des agressions « assez violentes » surviennent une ou deux fois par mois, a-t-elle dit au Devoir hier. « Les équipes d’intervention ne sont pas nécessairement outillées pour faire face à la menace », dit-elle.


En plus d’une meilleure formation du personnel, elle estime que l’installation d’un scanner comme on en trouve dans les aéroports permettrait de limiter l’entrée de drogue ou d’armes dans l’établissement.