Aînés : le marché de la résidence privée stagne

Le marché de la résidence privée pour aînés, surtout autonomes, stagne, ayant atteint un certain équilibre entre l’offre et la demande, observe la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL) qui diffusait hier son enquête annuelle sur le sujet.

Le taux d’inoccupation moyen des places en résidence pour le Québec demeure comparable à celui de 2011, à 8,4 %. Le prix moyen des loyers, tous types confondus, atteint 1475 $ par mois, contre 1466 $ l’an dernier. Le prix d’un logement de deux chambres dans une résidence est passé de 1855 à 1902 $ par mois en moyenne. Le prix moyen d’une chambre semi-privée (deux lits) atteint pour sa part 2032 $, contre 1612 $ en 2011, une hausse de plus de 25 %.


Cent mille personnes vivent en résidence au Québec.


« Le rythme de construction [de résidences] ralentit depuis plus d’un an », explique Kevin Hughes, économiste principal à la SCHL pour le Québec. Entre 2000 et 2010, ce marché a connu une forte croissance, avant d’atteindre le plateau actuel, dû en partie à la démographie, explique M. Hugues. Les années de la crise économique de 1930 ont vu naître moins d’enfants, ce qui se répercute aujourd’hui dans ce marché qui vise les 75 ans et plus, selon lui.


« On s’attend à ce que le marché demeure stable à court terme », dit M. Hugues, c’est-à-dire jusqu’à ce que la génération des baby-boomers atteigne l’âge d’investir les résidences et qu’un développement important soit à nouveau à prévoir.


Le taux d’inoccupation varie considérablement d’une région à l’autre. Il est de 7,9 % à Montréal, 17,6 % à Gatineau et 3,8 % dans la région de Saint-Jean-sur-Richelieu, en Montérégie, par exemple.


L’intérêt des promoteurs pour ce marché est indéniable, selon M. Hugues, surtout au Québec, où 18 % des plus de 75 ans choisissent la vie en résidence, contre 5 % en Ontario.