Virage communautaire à l’Agence de la santé de Montréal

<div>
	La nouvelle p.-d.g. aimerait notamment que chaque CSSS délègue des intervenants directement dans les urgences, lesquels pourraient « planifier le congé des patients vulnérables dès le triage ».</div>
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir
La nouvelle p.-d.g. aimerait notamment que chaque CSSS délègue des intervenants directement dans les urgences, lesquels pourraient « planifier le congé des patients vulnérables dès le triage ».

On dit de l’hôpital de Verdun qu’il fait figure d’exception dans le paysage montréalais, avec ses services proches de la communauté, la prise en charge globale des patients et l’accent mis sur la prévention et les soins à domicile. La nouvelle p.-d.g. de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, Danielle McCann, souhaite importer ce modèle développé sous sa gouverne au CSSS du Sud-Ouest – Verdun aux différents quartiers de la métropole. Première ligne et soins à domicile sont ses mantras, mais elle ne s’en cache pas : on peut certes optimiser encore un peu, mais des investissements devront émaner de Québec pour permettre le virage.

Mme McCann a longuement répondu aux questions des journalistes hier, pour un premier bain médiatique depuis sa nomination à ce poste névralgique. Elle succède à David Levine.
 
Elle compte entre autres sur la nouvelle politique Vieillir chez soi pour récolter les sommes nécessaires. « Il faudra voir ce que Montréal va obtenir pour augmenter les services à domicile. On attend des investissements du gouvernement », dit-elle, s’engageant de son côté à « optimiser les ressources », c’est-à-dire à faire plus avec moins. « Ça prend une optimisation majeure des services à domicile à Montréal, dit-elle. Ça peut être aussi simple que de mieux planifier les routes des intervenants et de déléguer leurs tâches administratives. »
 
Elle aimerait que chaque CSSS délègue des intervenants directement dans les urgences, lesquels pourraient « planifier le congé des patients vulnérables dès le triage ». Identifier les services disponibles peut permettre un retour à la maison harmonieux et éviter l’hébergement. « On a trop hébergé à Montréal », lâche-t-elle.
 
À l’exemple de l’hôpital de Verdun, Mme McCann souhaite la revalorisation des hôpitaux de proximité, comme l’hôpital Jean-Talon ou l’Hôpital général du Lakeshore. « C’est important d’avoir des services de proximité comme la dialyse, l’obstétrique, les chirurgies mineures, dans des hôpitaux communautaires. Le redéploiement des services de première et de deuxième lignes peut soulager nos hôpitaux universitaires », estime Mme McCann. L’idée n’est pas d’en sortir de force les patients suivis au CHUM ou au CUSM, mais de les attirer dans les plus petits établissements grâce à la qualité des services offerts. Elle croit ainsi qu’on s’attaquera au talon d’Achille de Montréal, le suivi global.
1 commentaire
  • Léandre Joannette - Inscrit 16 mai 2012 09 h 08

    Les associations eux ?

    Les associations qui sont en 3e ligne avec son armée de bénévoles.... Ils ont besoins de supports ($) afn d'alléger votre tâche...... Alors !