Quelques recommandations

Avec ces recommandations, le Collège des médecins espère «faire en sorte qu'une enquête d'une telle envergure ne soit plus nécessaire». Un comité a été formé pour en surveiller l'implantation.

Double lecture: impossible de lire deux fois toutes les mammographies. Mais il serait réaliste de se prêter à l'exercice dès qu'un radiologiste semble détecter plus ou moins de cancers que ses collègues.

Informatisation: pendant son enquête, le Collège des médecins a couru après des dossiers, transporté des boîtes et des boîtes de clichés, cherché les coordonnées de patientes... «Si les cliniques avaient été informatisées, ces longues démarches auraient été grandement allégées», écrit-il dans son rapport.

Un seul standard: toutes les cliniques devraient répondre aux mêmes critères d'assurance qualité que celles qui sont officiellement membres du Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS). Depuis 2010, les cliniques doivent également obtenir un agrément.

Retour en arrière: dès qu'un cancer est diagnostiqué, les mammographies subies précédemment par la femme devraient être relues afin d'identifier des dépistages initiaux faussement négatifs.

Auto-évaluation: chaque radiologiste devrait recevoir en temps réel les résultats d'examens passés par ses patientes après les avoir rencontrées afin de vérifier si leur diagnostic initial était juste. Il devrait aussi recevoir au fur et à mesure ses taux de détection afin d'agir s'il s'écarte de la moyenne.