Un médecin de famille permet aux aînés d'éviter de fréquentes visites à l'urgence

Pour désengorger les urgences, il faudrait en priorité assigner un médecin de famille aux personnes âgées, aux personnes qui souffrent de plusieurs maladies différentes et à celles qui sont fréquemment admises à l'hôpital. Voilà la conclusion de chercheurs qui ont analysé la fréquentation des urgences chez plus de 367 000 Québécois entre 2003 et 2006.

Avoir un médecin de famille attitré semble particulièrement bénéfique chez les 65 ans et plus, qui visitent 26 % plus souvent l'urgence quand ils sont orphelins de ce suivi privilégié.

La première ligne

Cette étude dirigée par la Dre Jane McCusker du Centre de recherche St. Mary est publiée en ligne dans le Journal de l'Association médicale canadienne.

«Le système de santé est en cours de réorganisation en première ligne. Nous avons voulu étudier l'effet de la première ligne sur ces visites à l'urgence», explique le Dr Pierre Tousignant, qui a également participé à cette recherche. «On le voit chaque fois que la congestion des urgences est dénoncée dans les médias: c'est la première manifestation de quelque chose qui ne fonctionne pas rondement en amont», explique le médecin-conseil à la Direction de la santé publique de Montréal, également affilié à l'Université McGill.
2 commentaires
  • Yvon Bureau - Abonné 21 mars 2012 08 h 00

    Excellente suggestion

    Félicitations pour cette étude. Merci au Dr Tousignant pour son commentaire approprié.

    En attendant, il faudrait qu'il soit possible à un finissant de la vie, recevant des soins palliatifs à domicile, ne pouvant ou ne voulant pas y mourir, refusant tout passage à l'Urgence, puisse aller directement dans un lit de fin de vie en CH.

    Le mourir à domicile sera tellement plus possible lorsque l'aide médicale active à mourir, balisée et contrôlée, reconnue comme un soin approprié de fin de vie, sera possible. Ainsi, pas de séjour à l'Urgence.

  • Roland Berger - Inscrit 21 mars 2012 23 h 10

    Par la Dre ?

    On ne précède par l'appellation Dr ou Dre d'un article. Il aurait fallu écrire par Dre Jane McCusker, et non par la Dre Jane McCusker.
    Roland Berger