En bref - Dyslexie: une coalition s'organise

Les orthopédagogues ne seront plus seuls à militer pour que la dyslexie ne soit pas considérée comme une maladie mentale: des associations de cadres scolaires, de directions d'école et de commissions scolaires, des parents, des professionnels de l'éducation et la Centrale des syndicats du Québec se sont mobilisés en une vaste coalition pour demander une révision du guide explicatif qui balisera la loi 21. Concrètement, ce guide permettrait aux seuls membres d'ordres professionnels de diagnostiquer les troubles d'apprentissage (psychologues, médecins, etc.).

Ces partenaires du milieu de l'éducation ont ainsi répondu à l'appel de la doyenne de la Faculté des sciences de l'éducation de l'UQAM, Monique Brodeur, et de l'experte en dyslexie, Line Laplante. «Alors que le projet de loi 21 vise à protéger les personnes vulnérables de préjudices graves, le fait de considérer les troubles d'apprentissage parmi les troubles mentaux pourrait justement avoir l'effet inverse», a déploré la coalition dans une lettre adressée à l'Ordre des professions. Adoptée il y a deux ans, cette loi, qui considère les troubles d'apprentissage, dont la dyslexie, comme des troubles mentaux, entrera en vigueur sitôt le guide explicatif adopté. Une rencontre en vue de l'adoption de ce dernier est prévue à la mi-décembre.