Pavillon Marquette: le Curateur public se défend

Le Curateur public se défend d’avoir manqué à ses devoirs envers ses protégés hébergés au Pavillon Marquette, de Montréal, fermé à l’automne dernier.

«Les personnes que nous représentons étaient traitées adéquatement», assure le directeur des communications du curateur, François Loiselle.

Il ne se sent pas concerné par les conclusions troublantes du rapport Lampron sur les conditions de vie des pensionnaires du Pavillon Marquette, puisque les enquêteurs n’ont pas rencontré les pensionnaires du curateur.

Le Devoir a révélé ce matin que personne ne réclamera justice pour les personnes âgées vulnérables qui ont subi de mauvais traitements au Pavillon Marquette, une ressource intermédiaire d'hébergement fermée en novembre 2010. Le Curateur public, qui avait la responsabilité de nombreux résidents, a refusé d'intenter un recours collectif. .

Si, même après avoir cessé de référer de ses protégés en mars, le curateur y a laissé quatre personnes, c’est qu’«elles y étaient heureuses et avaient demandé à rester. Les choses c’étaient améliorées avant la fermeture», affirme au Devoir M. Loiselle.

Alors que le curateur visite ses protégés une fois l’an habituellement, il affirme que «quelques» visites supplémentaires leur ont été faites pour s’assurer de leur bien-être, sans pouvoir préciser combien. «Ce n’était pas idéal, mais ils n’étaient pas en danger».

Selon M. Loiselle, il n’y a donc pas matière pour un recours collectif au nom des protégés du curateur public.

Notre article de ce matin