Formation universitaire: Bolduc ouvert à la proposition des infirmières

«De façon progressive, on va possiblement en arriver à une formation universitaire obligatoire» pour les infirmières, a dit le ministre Yves Bolduc.<br />
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir «De façon progressive, on va possiblement en arriver à une formation universitaire obligatoire» pour les infirmières, a dit le ministre Yves Bolduc.

Ouvert à l’idée de rendre la formation universitaire obligatoire pour les infirmières, le ministre de la Santé Yves Bolduc a insisté aujourd’hui sur le caractère progressif que cette mesure devra prendre.

«Ça va prendre plusieurs années», a répété à plusieurs reprises le ministre lors d’une allocution devant les infirmières réunies en congrès à Montréal. «De façon progressive, on va possiblement en arriver à une formation universitaire obligatoire. On peut se faire un plan de match pour dans le temps arriver au résultat que vous voulez avoir», a expliqué le ministre, sans proposer d’échéancier.

Il a cru bon de rappeler que «chacun a sa place», en référence aux infirmières techniciennes, et que si «ça prend un haut niveau pour être infirmière aujourd’hui, ceux qui ont été formés dans les cégeps ont eu une excellente formation».

Pour le ministre, pas question de «prendre une décision radicale» qui pourrait engendrer une «crise» dans le réseau, notamment une pénurie d’infirmières.

«On va mettre pas mal de pression» pour obtenir du ministre une date butoir à partir de laquelle la formation universitaire sera requise, répond la présidente de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), Gyslaine Desrosiers. «On est dix ans en retard, ce qu’on va espérer c’est s’entendre sur un point de départ, compte tenu du décalage qu’on a par rapport aux autres provinces», a-t-elle réitéré en entrevue avec les médias.
4 commentaires
  • Pascal Laflamme - Inscrit 25 octobre 2011 12 h 26

    Il était temps...

    Les temps changent et les exigences changent aussi. Je crois qu'avec cette formation, les infirmières seront valorisées davantage avec ensuite la possibilité d'avoir accès à des tâches auxquelles elles n'avaient pas accès avant, changeant la dynamique dans le domaine de la santé et en bout de ligne, peut-être l'améliorer.

  • Claude Kamps - Inscrit 25 octobre 2011 15 h 37

    Une autre diversion...

    remplissez au plus sacrant les postes vides, avec des gens qui sorte actuellement de nos CEGEP ou universités, après ce vide comblé on peut penser à donner des formations plus sérieuses...

    A t'on besoins de 2 ans de plus de formation avec tout les diagnostiques automatiques qui sont employés actuellement?

    La seule tache difficile dans une prise de sang est la récolte des échantillons, le reste est fourni pas le laboratoire automatique, qui souligne en rouge les anomalies au « docteur»...

  • Alain Biron - Inscrit 25 octobre 2011 17 h 27

    @ Claude Kamps

    Un jour, sur votre lit d'hôpital, vous allez certainement remercier une infirmière de vous avoir peut-être sauver la vie grâce à son expertise.

    La détection rapide des symptômes est primordiale dans ceraines situations afin d'intervenir rapidement. Les infimières sont les mieux placer pour effectuer cette détection rapide considérant que les mds ne sont que sporadiquement sur l'unité de soins. Cela fait appel à bcp plus qu'une lecture d'un résultat de laboratoire....

  • Murakami - Inscrite 26 octobre 2011 16 h 48

    Quel est le problème au juste?

    Je veux bien être ouverte aux propositions de l'OIIQ toutefois, quel est au juste le problème au niveau de la formation collégiale en soins infirmier ?

    Le seul argument présenté est celui de la nécessaire comparaison avec les autres sociétés, où la formation postsecondaire qu'est notre réseau collégial n'existe pas. Ce me semble alors une fausse analogie. Est-ce que les infirmières dont la formation se limite à un DEC ne sont pas en mesure de répondre adéquatement aux besoins des patients ? Sont-elles plus souvent impliquées dans des fautes professionnelles ? Sont-elles incompétentes ? Les tâches du personnel infirmier sont-elles de plus en plus larges et complexes que la formation devrait être allongée ? La bonification de la formation ne peut-elle pas se faire tout au long de l’exercice de la profession ?

    C'est peut-être un préjugé mais j'ai l'impression que la formation universitaire dans le domaine axe davantage la formation vers la gestion. Est-ce ce dont nous avons besoins lorsque l'on doit fréquenter un centre hospitalier? Au fait, est-ce que la formation collégiale est un pré-requis à l’inscription à l’université ?

    Si on voyait autrement les choses, on pourrait peut-être se demander pourquoi les autres provinces ne développent pas un système comme celui du cégep, qui ici, a fait largement ses preuves. Si on voyait les choses autrement, on cesserait peut-être de remettre en question nos succès !