Triage par les ambulanciers - Contre les tranferts dans les CLSC

Si les ambulanciers veulent transporter des patients ailleurs qu'à l'urgence des hôpitaux, ils devront vraisemblablement les diriger vers des cliniques plutôt que des CLSC.

Le quotidien La Presse a rapporté dans son édition d'hier que le syndicat des techniciens ambulanciers à Montréal et Laval souhaite que ses membres aient le pouvoir de transporter un patient ailleurs qu'à l'urgence d'un hôpital lorsqu'ils jugent qu'un cas n'est pas une véritable urgence.

Ils souhaiteraient ainsi contribuer à désengorger les urgences, alors que celles-ci sont aux prises avec d'importants débordements, notamment à cause des cas de grippe et de gastro-entérite.

À l'Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux, l'adjointe à la direction générale, Michèle Pelletier, voit difficilement comment ces patients pourraient être transférés dans les CLSC, alors que ceux-ci ne disposent pas toujours des services médicaux nécessaires et que leurs heures d'ouverture sont limitées.

«Évidemment, ça prend des cliniques médicales qui offrent un service sans rendez-vous. Ce ne sont pas tous les CLSC qui ont des services médicaux courants ou des services médicaux sans rendez-vous pour prendre en charge cette clientèle-là», a objecté Mme Pelletier, en entrevue avec La Presse canadienne.

La solution, selon Mme Pelletier, résiderait plutôt dans les cliniques qui sont suffisamment équipées, notamment les cliniques réseaux. «Il faudrait aller vers des cliniques sans rendez-vous, alors qu'on sait qu'elles sont déjà très occupées et très engorgées et débordent de patients. Donc, on a affaire à un autre problème», admet Mme Pelletier.

Reste que «cela pourrait être faisable», selon Mme Pelletier, mais si certaines conditions sont respectées, comme la formation des ambulanciers en triage de patients, et si on s'assure que l'établissement est suffisamment équipé, tant en ressources humaines que matérielles, pour dispenser ce service.

Au ministère de la Santé et des Services sociaux, on a confirmé que la demande des techniciens-ambulanciers était déjà à l'étude et que des discussions avaient déjà été amorcées à ce sujet.
1 commentaire
  • Carole Dionne - Inscrite 7 janvier 2011 11 h 40

    CRÉ L'ORDRE DES MÉDECINS...

    Ils sont là pour leur poche. Ils demandent toujours des choses impossibles, comme de la discrimination systémique. Et le président et certains analystes-commentateurs mettent toujours le cas extrême: seul un médecin peut...

    Ce que veux l'ordre des médecins: plus de médecins et plus d'argent.

    Là on manque d'argent et on manque de médecin. Pas graves, ils tiennent mordicus à leurs idées.

    Donc si on applique leur raisonnement, soit que seul un médecins ou quelqu'un ayant des années universitaires pourrait faire le tri. Quant à ça, on doit prendre l'exemple des urgentologues. L'urgentologue a dix ans d'étude et le médecin en a sept. Quant on arrive à l'urgence, c'est l'urgentologue qui est le mieux préparé pour recevoir le patient. Mais si on en n'a pas, c'est un médecins de famille qui est à l'urgence et qui nous reçoit. Doit-on crier au meurtre?. Là, ils vont nous dire: pas pareil.

    Mais , le président de l'ordre met toujours au tragique les cas soulevés: " Si c'était votre enfant ou vos vieux parents, les laisseriez vous entre les mains de quelqu'un qui,,,".

    Premièrement, le technicien ambulancier sait qu'il va être responsable du malade. S'il voit que le patient est plein de sang, se tord de douleur, etc, le pense-vous assez fou pour dire : Pas nécessaire l'urgence, deux aspirines etc. Tout au contraire, il va diriger le patient vers l'urgence.

    D'ailleurs, combien de personnes sont mortes , soit dans des urgences ou soit dans des cabinets de docteurs? On-t-ils été vu avant6 MON OEIL.

    Faux débats de l'ordre des médecins pour garder leur petits pécules