Sondage - Pas si mal en point, les aînés québécois

Les aînés du Québec se sentent en bonne santé. C'est du moins ce qu'ils ont dit lors d'un sondage qui leur a été présenté par la Fédération de l'âge d'or du Québec et l'Association des retraités et retraitées de l'Éducation et des autres services publics du Québec. En fait, seulement un aîné sur dix ayant répondu à ce questionnaire avait dormi à l'hôpital au cours des douze derniers mois.

Ces chiffres excluent cependant les résidents des centres d'hébergement et de soins de longue durée, qui n'ont pas répondu au questionnaire. Selon la ministre des Aînés du Québec, Marguerite Blais, ces derniers ne comptent cependant que pour 3,3 % des aînés du Québec de 65 ans et plus.

Ces données récoltées auprès de la population aînée du Québec viennent étayer le raisonnement selon lequel les aînés ne coûtent pas autant au système de santé québécois qu'on aime à le penser.

Au cours de la conférence de presse où ont été dévoilés hier les résultats de ce sondage, la ministre Blais citait une étude réalisée par Institut canadien d'information sur la santé, selon laquelle les coûts en soins de santé engagés par les aînés n'avaient pas augmenté significativement depuis dix ans au pays. L'étude, de Jean-Marie Berthelot, concluait aussi que les gouvernements pourraient prendre sans problème le virage gris si l'économie demeurait en croissance.

Pour revenir au sondage rendu public hier, auquel quelque 1500 membres deux réseaux ont répondu, il établit que cinq personnes sur dix considèrent leur santé en général comme excellente ou très bonne. Quatre personnes sur dix la considèrent comme bonne, et seulement une sur dix a dit la considérer comme mauvaise ou passable.

Les aînés qui ont répondu au sondage savaient pris en moyenne 3,8 médicaments au cours des deux derniers jours, ce qui contredit le mythe de l'aîné au pilulier rempli en permanence.

Six personnes sur dix se sont dites «très actives ou actives», surtout parmi les personnes ayant des revenus plus élevés. Cela a fait dire à la porte-parole de Kino-Québec, qui participait à la conférence de presse d'hier, qu'il y a encore du travail à faire pour mettre les 40 % restants à l'oeuvre.

Enfin, seulement 4 % des personnes ont dit avoir subi de l'âgisme, ou de la discrimination sur la base de l'âge, lorsqu'elles ont reçu des soins de santé.

Pourtant, la ministre des Aînés du Québec, Marguerite Blais, croit que l'âgisme fait des ravages dans tous les domaines de la société, notamment dans le secteur de l'emploi.

«Il y a des gens de 45 ans et plus qui perdent leur emploi et qui n'arrivent pas à se replacer», dit-elle.
1 commentaire
  • alen - Inscrit 30 novembre 2010 06 h 47

    Autres mythes du centre-droit?

    Voilà, un autre mythe du centre-droit qui s'effondre! Comme celui qu'il n'y aura plus bientôt que quelques travailleurs pour payer des impôts. Ils oublient (cachent en réalité) qu'au moins un travailleur sur trois qui prend sa retraite maintenant bénéficie d'une pension d'employeur et continuera à payer des impôts.
    Au surplus, ces personnes sont capables de prendre soin d'elles; ont été supportées fiscalement à cette fin; et devront être appelées à prendre en charge leurs entretien.
    Actuellement, il y a près de 400 milliards $ d'accumulés dans les régimes de retraite des Québécois, toutes catégories confondues, soit à peu près 80 milliards d'impôts à percevoir. à peu près 4 milliards $ par année sur 20 ans.
    Qu'on arrête de nous charrier avec ça!