En bref - L'Avandia peut être dangereux

Washington — L'antidiabétique Avandia du laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK) accroît nettement le risque cardiovasculaire, selon deux nouvelles analyses américaines publiées hier et confirmant des recherches précédentes.

Le risque augmente de 28 à 39 %, mais n'est pas accompagné d'un plus grand nombre de décès résultant d'un infarctus. Cette analyse, conduite par les Drs Steven Nissen et Kathy Wolski, de la Cleveland Clinic Foundation, a analysé 56 essais cliniques jusqu'en février 2010 comprenant 35 531 patients, dont 19 509 avaient pris de l'Avandia (molécule rosiglitazone) et 16 022 de l'Actos (molécule pioglitazone), un traitement de la même catégorie du laboratoire japonais Takeda. «Ces résultats sont similaires à ceux d'études faites précédemment par le laboratoire britannique GlaxoSmithKline, l'agence américaine des médicaments (FDA) et des chercheurs indépendants, et montrent un risque cardio-vasculaire accru chez les malades traités avec de la rosiglitazone», écrivent les auteurs de ces travaux.