Une nouvelle arme pour combattre le cancer

Le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) présentait hier à la presse sa toute nouvelle arme pour combattre le cancer et certaines autres pathologies requérant une intervention délicate et précise. Unique au Canada, l'accélérateur linéaire Novalis Tx permet de réduire substantiellement la durée des traitements de radiothérapie, de même que les dommages aux tissus sains entourant la cible à traiter.

Le nouvel accélérateur permet d'administrer des doses de radiations beaucoup plus élevées par unité de temps, ce qui permet de réduire le nombre de traitements que le patient doit recevoir, et par conséquent la durée moyenne de la thérapie, qui peut ainsi passer de quelques semaines à quelques jours.

Protéger les tissus


La précision que fournit ce nouvel appareil permet de s'attaquer à de très petits cancers du poumon et du foie, tout en protégeant les tissus sains environnants qui, autour de ces deux organes, sont vitaux.

De puissants outils de guidage par imagerie (par rayons X) fournissent des informations détaillées sur la forme, la dimension et la position de la lésion et permettent de réorienter l'installation et la position du patient en cours de traitement. Par exemple, «cela nous permet de synchroniser les traitements avec la respiration du patient lorsque nous visons de petites tumeurs au niveau du poumon», donne en exemple le radio-oncologue David Roberge de l'Hôpital général de Montréal. «De même, nous pouvons corriger la position du patient qui a pu bouger de quelques millimètres lors de traitements à l'intérieur du crâne.»

En plus de traiter des cancers, cet instrument permettra également d'éliminer des malformations au niveau de vaisseaux sanguins situés dans le cerveau qui seraient susceptibles de provoquer de graves hémorragies. On pourra aussi l'utiliser pour réduire les douleurs intenses d'une névralgie du trijumeau en irradiant le nerf trijumeau, situé à la base du cerveau, qui est à la source de cette pathologie.

À voir en vidéo