Sclérose en plaques : L'apparition de la maladie n'est pas qu'affaire de génétique

Le mystère entourant les causes de la sclérose en plaques est demeuré entier jusqu'à maintenant, mais les choses pourraient bien commencer à changer. À la une du journal Nature, des chercheurs affirment qu'un facteur environnemental joue un rôle primordial dans l'apparition de cette maladie neurodégénérative.

Reste à savoir quel est ce facteur. S'agit-il d'une infection virale, d'une déficience en vitamine D découlant d'une exposition insuffisante au soleil, voire d'un facteur complètement inconnu, l'étude ne le révèle toutefois pas.

L'étude, dirigée par Stephen Kingsmore du National Center for Genome Ressources, au Nouveau-Mexique, visait à voir si les génomes de vrais jumeaux ou monozygotes, c'est-à-dire issus du même oeuf, étaient parfaitement identiques comme on l'avait toujours cru. Ou s'ils présentaient de petites différences qui pourraient expliquer pourquoi au sein d'un couple de vrais jumeaux, l'un développait la sclérose en plaques, alors que l'autre demeurait en bonne santé.

Pour ce faire, ils ont fait appel aux plus récentes technologies de séquençage du génome qui n'ont révélé aucune différence en ce qui concerne la séquence d'ADN composant le génome, ni dans le transcriptome — soit les ARN messagers qui sont une transcription des gènes alors qu'ils sont activés —, ni dans l'épigénome, ces structures moléculaires qui se juxtaposent à l'ADN des gènes pour en gouverner l'expression sans toutefois en altérer la séquence.

Les chercheurs n'ont relevé que quelques petites disparités dans la façon dont le génome s'exprimait, et qui ne semblent en rien associées au fait qu'un des jumeaux développerait la maladie et l'autre non. «Cette étude renforce l'importance de l'influence de l'environnement dans l'apparition de la sclérose en plaques», affirme Stephen Kingsmore, tout en soulignant que son étude est la première à dresser la séquence de génomes de femmes, de jumeaux et d'individus atteints d'une maladie auto-immune.

Même si cette étude n'a pas permis de mettre en évidence de particularités génétiques qui expliqueraient l'apparition de la maladie, il ne fait aucun doute que «la sclérose en plaques possède une composante génétique», précise le neurologue Marc Girard du CHUM, car «des études ont montré qu'il y a entre 25 et 30 % de risque que les deux membres d'un couple de vrais jumeaux soient atteints de la sclérose en plaques, tandis que ce risque n'est que de 5 % parmi les frères et les soeurs d'une même famille. Le fait que ce risque n'est pas de 100 % indique que la maladie est le résultat de la combinaison d'une prédisposition génétique et de facteurs environnementaux. Selon l'hypothèse en vogue actuellement, une infection virale agirait comme la clé de contact qui allume le moteur et qui déclencherait la réaction auto-immune», explique le spécialiste. Le virus responsable de la mononucléose est actuellement considéré comme le coupable le plus probable.
2 commentaires
  • Clau - Inscrit 29 avril 2010 07 h 19

    Et si c'était aussi la maladie de LYME

    La maladie de Lyme existante dans toutes les régions du Québec!
    En septembre 2008, en Mauricie, à St-Séverin, je fus piquée au bras, depuis j'y ai alors contracté la maladie de Lyme (Borellia burgdorferi) et deux co-infections transmises par une tique contaminée. D’une région à l’autre, faisant fi des frontières, les mammifères, les animaux domestiques ainsi que les oiseaux transportent ces tiques contaminées!

    Personne n’est à l’abri, la maladie existe dans toutes les régions du Québec et même en Arctique. En 1984, on y diagnostiqué un cas à Chicoutimi! Nous sommes des centaines de Québécois dont la maladie de Lyme a été diagnostiquée aux USA …à traverser les frontières pour s’y faire soigner.

    La minuscule taille de la nymphe, le stade au quel la tique pique, explique pourquoi beaucoup de malades de Lyme ne se rappellent pas d’avoir vu de tiques sur eux. De nombreuses personnes laissent dormir leur animal favori un hôte éventuel de tiques sur leur lits et fauteuils! Des rougeurs causées par les piqûres apparaissent seulement parfois, on peut alors penser à des piqûres d’araignées, une mycose ou de la cellulite. Bien des personnes furent ainsi mal diagnostiquées et traitées entre-autres pour de la cellulite alors qu’elles avaient des signes cliniques évidents de maladie de Lyme, ce fut mon cas!

    Ces personnes, si elles étaient traitées sans délai peuvent facilement guérir. Les diagnostics erronés perpétuent l’engorgement des hôpitaux et résultent en imposantes pertes de temps pour les patients et les médecins. Ces coûts sont défrayés par l’ensemble de la population. Mais surtout le malade en paie le prix lui qui à terme perd son travail et paie s’il est bien informé pour les bons diagnostics et traitements.

    Traiter la maladie dans sa phase primaire, car c’est à ce moment précis que la guérison est plus rapide et presqu’assurée. La Maladie de Lyme, insidieuse et débilitante, est surnommée¨ la grande imitatrice, elle est donc très souvent confondue avec la Fibromyalgie, le Lupus, la Sclérose en plaques, la maladie de Crohn, la SLA etc.

    Et si vous aviez plutôt la Maladie de Lyme?

    La controverse du protocole de l’IDSA: L’association américaine à laquelle les infectiologues au Québec adhèrent . Au Québec et au Canada, Les Collèges des Médecins ne laissent pas le choix, leurs membres, malgré leur autonomie professionnelle doivent appliquer le protocole IDSA, une antibiothérapie trop brève. Et si l'on a encore les symptômes, on nous renvoie sans fin d’un spécialiste à un autre! Cette association n'accepte pas malgré toutes les études que la maladie de Lyme puisse devenir rapidement chronique! Elle évoque sans aucune évidence des réactions allergiques post-lyme.

    Le test canadien ELISA barrière d’entrée du traitement, malgré la présence d’un grand nombre de symptômes du diagnostic clinique préliminaire diagnostic répond presque toujours négativement? Le deuxième test un Western blots réalisé à Winnipeg serait selon l’information récente basé sur des souches et des bandes génétiques non spécifiques à la maladie chronique de Lyme qui prévaut ici? Ne devrait-on pas se questionner sur la fiabilité des tests utilisés et les évaluer correctement?

    Les approches ILADS : L’association internationale des médecins généralistes traitant la Maladie de Lyme. Les protocoles de l’ILADS préconisent un traitement à long terme, pas moins de 4 semaines lorsque la maladie est en première phase. Ces protocoles, afin d’éradiquer complètement les bactéries, durent jusqu’après la disparition des symptômes et donc parfois plusieurs années.

    Les patients des médecins habitués à traiter la maladie de Lyme obtiennent de bien meilleurs résultats et développent moins de complications. De plus, plusieurs médecins ayant eux même la maladie chronique ont vu leur état s’améliorer considérablement!

    Quand les spécialistes, et d’abord les médecins de première ligne recevront-ils enfin une formation adéquate pour reconnaître tous les symptômes de la maladie? Cela afin que les malades puissent obtenir un accès aux soins spécifiques requis pour leur maladie sans avoir à se faire diagnostiquer et traiter dans un autre pays? N’avons-nous pas les mêmes droits que tous les autres malades?

    Est-ce qu’au Québec, il y aurait un lobby dont les intérêts influenceraient les positions d’arrière garde et la lenteur des instances publiques face à cette maladie? Il ne s’agit pas ici encore, d’être alarmiste mais simplement de dissiper tout doute sur la dure réalité de cette maladie et de l’épidémie qui en regard du grand nombre de personnes traitées à l’étranger est bien présentes ici!

    Pourquoi nie-t-on plus particulièrement ici l’étendue de l’épidémie et sa gravité?

    Je suis particulièrement abasourdie après avoir lu les reportages qui furent publié dans Le Nouvelliste soit le 27-28 mars 2010, que la Santé Publique n’ayant pas réagi afin d’informer la population face à cette situation ignorée. Faisons-nous face à une incurie?

    Pour plus d’information visitez le site de www.canlyme.com

    Rien du contenu dans ce document doit être considéré comme un avis médical. Pour un avis médical bien éclairé pourquoi ne pas consulter un médecin qui traite déjà des malades atteints de cette maladie?

    Claudette Piché, Ste-Thècle,
    Mauricie
    claudettepiche@xittel.ca

  • Chryst - Inscrit 30 avril 2010 15 h 43

    @ madame Piché

    Je suis heureux de vos connaissances sur la maladie de Lyme. Personnellement, je suis atteint d’iloca qui a été diagnostiqué en septembre 2005.

    C’est aussi une maladie neurologique mais dont l’origine est inconnue pour la médecine. Une cause environnementale serait aussi en jeu bien que la génétique héréditaire explique normalement le gros des différentes formes d’ataxie.

    Le forum de l’acaf est fréquenté par divers ataxiques comme moi

    Je suis également ing. forestier spécialisé en écologie forestière et en pédologie. Comme les autres espèces animales, la tique responsable de la maladie de Lyme est sans doute limitée aux bioclimats les plus chauds.

    Le réchauffement récent du climat expliquerait la migration de la tique.

    Ayant aussi acquis des connaissances uniques en base de données avant de prendre ma retraite, j’ai entrepris de trouver l’origine de mon iloca via l’informatique.

    J’ai aussi ouvert mon site pour recueillir des données sur l’ataxie et iloca en particulier. Votre expertise pourrait aussi s’intégrer à la mienne d’autant plus que le neurologue est aussi concerné et que j’en connais 2 dont 1 est chercheur en génétique.

    Que pouvons-nous faire avec la basse de données? Toutes sortes de manipulations ou de statistiques sur les variables correspondant aux questions. Analyse des liens entre les variables. Erreurs possibles de diagnostic compte tenu des symptômes etc.

    L’informaticien qui a confectionné mon site (www.ataxie.ca) a fait ses propres recherches sur internet. Le fait de s’associer ne peut qu’aider à notre visibilité et à l’avancement de la science sur les sujets.
    Merci au journaliste et à son journal pour son opportunité.

    Michel Thibault ing. f. m. sc.