Centre universitaire de santé McGill - Le coeur a ses spécialistes

Claude Turcotte Collaboration spéciale
Le Centre de la fonction cardiaque du CUSM est rattaché à l’hôpital Royal Victoria.
Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir Le Centre de la fonction cardiaque du CUSM est rattaché à l’hôpital Royal Victoria.

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Le Centre de la fonction cardiaque du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) fonctionne à plein régime. Il aura accueilli cette année 1100 patients de tout âge, depuis les bébés jusqu'aux personnes âgées.

«Le nombre de patients augmente de 10 % par année», constate le Dr Renzo Cecere, qui en 2000 a été l'un des deux fondateurs du Centre de la fonction cardiaque, lequel offre une grande variété de services médicaux et chirurgicaux à tous ceux qui souffrent d'une manière ou d'une autre d'insuffisance cardiaque.

En outre, ce centre est accessible en tout temps, soit 24 heures sur 24, par téléphone. Ce sont des infirmières qui fournissent les réponses aux préoccupations et questions de ceux qui appellent. En cas de besoin, ces infirmières ont un accès rapide à des spécialistes de l'hôpital Royal Victoria (HRV), auquel le centre est rattaché. Un tel service permet évidemment de dégager les salles d'urgence qui, comme chacun sait, sont souvent fort encombrées.

Toutefois, les activités du Centre de la fonction cardiaque ont une portée beaucoup vaste que celle d'un simple soutien à l'urgence. «L'actuel centre est le résultat des efforts de nombreux individus qui travaillent sans relâche pour créer au CUSM un environnement où quelques-uns de nos cas les plus complexes peuvent recevoir des traitements de pointe exceptionnels», explique-t-on. Il bénéficie de «l'appui solide» de la Fondation de HRV, qui l'an dernier avait pour objectif de recueillir 300 millions.

Les spécialistes du Vic

Le centre comprend en soi une petite équipe, mais il a accès à toute la gamme des spécialistes qui travaillent à plein temps au Royal Vic. En fait, il se caractérise par une intégration multidisciplinaire complète, de manière à assurer tous les traitements médicaux et chirurgicaux disponibles à l'hôpital. Cela veut dire que les patients ont accès à des thérapies traditionnelles et à des protocoles thérapeutiques, à des traitements chirurgicaux traditionnels et non traditionnels, à un dispositif d'assistance ventriculaire, à la transplantation cardiaque, cardio-pulmonaire, cardio-rénale ou cardio-hépatite (coeur-foie). On pense souvent que les transplantations se limitent à celles du coeur et des poumons, mais le diabète et le recours à la dialyse comptent également parmi les facteurs qui peuvent contribuer à l'insuffisance cardiaque et éventuellement entraîner une transplantation qui fait appel à ces organes.

L'éducation des patients fait partie de la mission du centre, qui offre des informations sur les stratégies de traitement, des conseils alimentaires, etc. Parmi les spécialistes pouvant participer à cet enseignement, il y a des pharmaciens et des diététiciens. «Nous croyons fermement que l'éducation du patient et une bonne compréhension de sa maladie sont d'une importance primordiale», note le Dr Cecere. Au demeurant, le centre a créé plusieurs programmes de formation destinés aux médecins, et des mises à jour de ces cours seront distribuées aux futures cohortes de stagiaires.

Technologies de pointe

Bref, on fait de tout dans cet établissement, soit des pontages coronariens, l'installation de valves, de défibrillateurs, de coeurs mécaniques, etc. On parle donc de technologies de pointe, ce qui donne aussi au centre une vocation de recherche, en particulier sur le moteur mécanique, qui devient de plus en plus petit et silencieux, comme le souligne le Dr Cecere. Le centre participe par ailleurs à de nombreux essais cliniques internationaux et pluri-institutionnels pour explorer les nouveaux procédés thérapeutiques médicaux et chirurgicaux dans le traitement de l'insuffisance cardiaque. Il offre d'ailleurs à ses patients la possibilité de s'inscrire à des essais cliniques des nouvelles thérapies de pointe.

On sait que, par le passé, c'étaient surtout les hommes, gros fumeurs, gros mangeurs et gros travailleurs, qui étaient souvent frappés très subitement d'un infarctus ou d'une angine, signe d'une mort qui allait venir dans les quelques années subséquentes. Où en sommes-nous maintenant? Y a-t-il une évolution dans les maladies de la fonction cardiaque?

Le Dr Cecere mentionne que désormais la solution de l'angioplastie est largement appliquée, une, deux et même trois fois sur un même patient, avant d'en arriver éventuellement à l'obligation d'une opération chirurgicale. Lorsque cela se produit, la maladie du patient est plus avancée qu'elle ne l'aurait été autrement, c'est-à-dire qu'il peut y avoir davantage de problèmes multiorganes, peu importe l'âge du patient.

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Collaborateur du Devoir
1 commentaire
  • Roland Berger - Inscrit 24 avril 2010 21 h 12

    Le paradis subventionné

    Quel habile publireportage ! Le centre hospitalier universitaire McGill est un vrai paradis. Pourquoi diable les Montréalais se feraient-ils soigner dans un des hôpitaux universitaires francophones ? Déprimant !
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario