Grippe A: plus d’hospitalisations que pour la grippe saisonnière, selon un premier bilan

La campagne de vaccination battait son plein au Québec l'automne dernier
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir La campagne de vaccination battait son plein au Québec l'automne dernier

La grippe H1N1 a envoyé à l’hôpital plus de 8500 Canadiens pendant les deux vagues, soit d’avril à janvier. C’est trois fois et demie plus d’hospitalisations que celles causées par la grippe saisonnière à l’hiver 2007-2008.

L’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) publie aujourd’hui un premier bilan de la pandémie de grippe A(H1N1) au Canada.

Les hospitalisations et les complications créées par la grippe A ont été comparées avec la grippe saisonnière d’une année précédente, soit 2007-2008. L’ICIS a comparé les patients atteints de la grippe A cette année à ceux atteints de grippe ou de complications qui lui sont liées, comme la pneumonie.

«Il est important de prendre du recul et de comparer la grippe H1N1 avec une saison grippale ordinaire», soutient le statisticien Jean-Marie Berthelot, directeur des programmes à L’ICIS.

Entre avril 2009 et janvier 2010, soit pendant les deux vagues de grippe pandémique, les patients hospitalisés pour la grippe A ont plus souvent été placés aux soins intensifs. Le virus a envoyé un patient hospitalisé sur six aux soins intensifs. Un sur dix était si mal en point qu’on l’a branché à un ventilateur: deux fois plus que pour la grippe saisonnière.

Les jeunes, comme les autorités mondiales le prévoyaient, ont subi l’assaut de la grippe A. Avec un âge moyen de 28 ans, les patients hospitalisés pour la grippe A sont nettement plus jeunes que les victimes habituelles de la grippe/pneumonie, avec un âge médian de 71 ans. Les décès, eux, sont surtout survenus chez des personnes dans la cinquantaine.

Le cinquième des femmes à s’être présentées à l’hôpital pour la grippe A était enceinte, contre un dixième habituellement. Quatre en sont mortes. Selon cette première analyse, il semble que les jeunes femmes aient été généralement vulnérables au nouveau virus.

Les statisticiens de l’ICIS précisent que la comparaison, bien qu’intéressante, a été difficile à mener: la grippe A H1N1 a été surveillée de beaucoup plus près que les grippes saisonnières antérieures, et les tests pour la diagnostiquer jouissent d’une précision inégalée. «Il y a toujours de la difficulté à avoir des statistiques vraiment comparables, car dans les années passées le diagnostic précis de l'influenza était beaucoup moins poussé, explique pour sa part le chercheur Éric Frost, épidémiologiste à la Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke. De nombreux cas sévères furent étiquetés, sans doute, pneumonie [par le passé]». La grippe A, elle, a été soigneusement consignée et testées par les hôpitaux canadiens.
2 commentaires
  • Richard Gendron - Inscrit 11 février 2010 22 h 14

    Méthodologie douteuse

    Les cas de la première vague appartiennent en fait à la saison grippale 2008-2009, et ceux de la deuxième vague à la saison 2009-2010. On compare donc des chiffres qui couvrent deux saisons de grippe à ceux d'une seule année, à savoir 2007-2008. Ça pose problème et ça relève plus de la volonté de justifier la campagne de vaccination (qui est fort probablement arrivée trop tard) que d'une méthodologie scientifique sérieuse, d'autant plus qu'on admet que le suivi des cas à été plus rigoureux en 2009. On ne saura jamais, par ailleurs, combien de gens seraient restés chez eux en 2009 (avec une mauvaise grippe) plutôt que de se rendre à l'hôpital s'il n'y avait pas eu autant de tapage médiatique et d'inquiétude soulevée par le ton alarmiste employé par nombre d'intervenants. En d'autres termes, il n'y a pas eu une vraie crise de santé publique mais une psychose collective qui, en inquiétant certaines personnes, a possiblement contribué à les rendre plus malades qu'elles ne l'auraient été autrement.

  • Donald Bordeleau - Abonné 12 février 2010 01 h 14

    On ne fait que rapporter la nouvelle, elle battait son plein en France aussi


    Manipulation de l’information, abus du lobby pharmaceutique, liens politiques.

    Les urgences n’ont pas été plus occupées que par les années passées au Québec selon les médias, mais ou l’ICIS a pris les données de 3 à 4 fois plus du taux d’hospitalisation. Aucune comparaison avec les autres pays. Mais on est maintenant les champions tout azimut de la H1N1, Merci Madame Boisvert

    Il n’y a pas eu aucun débordement, sauf les débordements de ceux qui assuraient la poursuite du processus de vaccination. La France a dépensé 1 milliards pour l’achat des vaccins, moins de 10 % de vaccinations de la population. A qui profite la pandémie ? La Suisse a payé le vaccin à 11.50 $ alors que la France aura payé seulement 4.20 $ de la même compagnie, bizarre.


    Finalement tout cela a été un beau processus de communication de la part des compagnies Pharmaceutique. Une collusion mondiale des compagnies avec l’O.M.S pour plus de profits, on ne fait plus la guerre on fera des vaccins payants, payants.

    Que penser du Dr. Grippe, le professeur Albert Osterhaus est le principal conseiller de l’Organisation mondiale de la Santé face à la pandémie de grippe H1N1. Voir le lien internet de ce Monsieur http://www.voltairenet.org/article163315.html

    Au Québec, 70 % de médecins étaient sceptiques pour l'utilité de la vaccination.

    Le gouvernement a été très agressif dans sa stratégie et subtile pour grossir les goussets ( près de 5 millions ) des journaux de Gesca avec souvent trois pages par jours de propagande.

    Un don de 60 millions des gouvernements pour assurer notre sécurité nationale à GlaxoSmithKline qui génère déjà des milliards en profit. Contrat de grée à grée sans suivre les règles. De plus, des contrats alléchants pour la production des vaccins avec un certains retour dans les coffres des partis politiques.

    Les coûts de l'opération pour le projet Pandémique à débuter en 2001 au Canada, pour le Québec le montant dépasse les 250 millions. Il faut compter les coûts accessoires comme location, temps supplémentaire et autres. De plus en toute urgence, la firme B.C.P de Monsieur Parisella a reçu plusieurs millions pour les publicités touts azimuts. Cela rappelle les soupçons de Gomery sur les 159 millions en commandites à BCP qui a généré près de 24 millions en salaires et bonis.

    Les commandites et le projet H1N1 semble du pareil au même. Les commandites étaient menées par une centaine d’initiés pour des millions de dollars. Le projet H1N1 est aussi mené par plusieurs centaines d’initiés, comme les gouvernements, l’O.M.S. et les pharmaceutiques pour des profits de plusieurs milliards de dollars.

    Est-ce que le DR. Poirier sera là pour le prochain projet Pandémique ?

    Continuer à nous fournir vos statistiques, c’est drôle comment fonctionne le processus des communications pour sauver les apparences

    Voir les références

    http://www.toupie.org/Dictionnaire/Propagande.htm

    http://www.youtube.com/watch?v=ShwpgvmjBbg