Tous égaux devant le vaccin?

Les Québécois sont-ils égaux devant le vaccin contre la grippe A(H1N1)? Plusieurs disparités régionales ont été relevées ces derniers jours, laissant supposer que des citoyens seront servis plus promptement que d'autres. Par exemple, les petits Montréalais de six mois à cinq ans attendront une semaine de plus que les Montérégiens du même âge pour recevoir leur vaccin.

Québec a demandé à ce qu'on commence la vaccination avec les travailleurs de la santé pour enchaîner ensuite avec les groupes dits prioritaires, parmi lesquels on trouve notamment les femmes enceintes, les tout-petits et les malades chroniques. Pour des raisons de logistique, certaines régions ont commencé par un groupe, d'autres par un autre.

Le directeur national de la santé publique, le Dr Alain Poirier, convient que cela peut alimenter une certaine confusion, mais il assure que ces choix se valent tous. Ces groupes prioritaires partagent en effet le même risque. «Il n'y a pas d'absolu» puisqu'ils font tous partie «du grand groupe réunissant tous ceux qui bénéficieront le plus du vaccin», résume le Dr Poirier. À terme, toutes les régions vont arriver aux mêmes résultats en même temps, promet-il.

Certaines régions ont aussi commencé à vacciner plus tard, convient le Dr Poirier. «Toutes les régions n'ont pas été prêtes le même jour, puisque tout le monde se préparait pour le 15 novembre et qu'il a fallu réajuster le tir.» À terme toutefois, ces disparités vont finir par s'aplanir. «La quantité de vaccins sera équitable. Celles qui ont commencé un peu plus tôt vont être rattrapées par les autres sur le long terme», assure le Dr Poirier.

Quant à la situation montréalaise, où la vaccination des groupes prioritaires ne débutera pas avant demain, elle se distingue par l'ampleur de la tâche à accomplir. Mais Québec s'attend à ce que les retards soient rattrapé sitôt la vaccination commencée, les effectifs y étant plus nombreux et la cadence de vaccination, à l'avenant.

Les choses seront différentes lorsque le second groupe sera appelé, soit celui rassemblant le reste de la population. «Il y aura beaucoup plus de monde et on a déjà convenu de travailler sur une formule plus homogène», a précisé hier le Dr Poirier.

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