Quand fracture rime avec fin de vie

Hamilton — Environ un Canadien sur quatre qui subit une fracture de la hanche après l'âge de 50 ans meurt dans l'année ayant suivi l'incident. Dans le cas des fractures à la colonne vertébrale, cette proportion est d'un Canadien sur six.

Ces constatations étonnantes émanent de l'Étude canadienne multicentrique sur l'ostéoporose qui a été menée pendant cinq ans auprès de 2200 hommes et 5500 femmes. Elle a été publiée hier dans Le Journal de l'Association médicale canadienne. Le responsable de la recherche, George Ionnadis, de l'Université McMaster, à Hamilton, affirme que des efforts supplémentaires sont requis pour promouvoir la bonne santé des os.

Selon ses constatations, une fracture de la hanche chez les gens âgés de 50 ans leur fait courir trois fois plus de risques de mourir dans les cinq années suivantes que ceux qui n'en ont pas subi. Il en est de même pour les victimes d'une fracture à la colonne vertébrale.

L'ostéoporose est la maladie la plus fréquente du métabolisme osseux rencontrée chez les aînés, et touche environ 25 % des femmes postménopausées en Amérique du Nord.