Dépistage universel de la surdité chez les nouveau-nés

Le gouvernement du Québec met en place un programme universel de dépistage de la surdité chez les nouveau-nés, effectif à compter de l'automne 2010.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, en a fait l'annonce hier à l'hôpital Royal Victoria du Centre universitaire de santé McGill (CUSM). Il donne ainsi suite à un avis de l'Institut national de santé publique du Québec, qui estimait en 2007 que le dépistage et le traitement de la surdité devaient avoir lieu le plus tôt possible dans la vie d'un enfant.

Le ministre a confié à l'Agence d'évaluation des technologies et des modes d'intervention en santé le mandat de définir les modalités de mise en oeuvre du programme de dépistage universel dans les établissements de santé.

L'hôpital Sainte-Justine et le CUSM offrent déjà depuis l'automne dernier ces tests pour tous les nouveau-nés. Ils pressaient le ministre Bolduc d'instaurer un tel programme à l'échelle de la province.

Le ministre Bolduc a précisé hier que le programme couvrira un large éventail de services, notamment de l'information aux parents, les tests eux-mêmes, ainsi que les enquêtes diagnostiques. Le ministre souhaite de plus assurer aux enfants un accès précoce à un appareil auditif lorsque nécessaire et leur admission précoce dans un programme de réadaptation.

Le gouvernement évalue pour l'instant à 5 millions par année le coût d'un programme de dépistage universel de la surdité chez les nouveau-nés.

«Les tests sont fiables, précis, rapides et faciles à pratiquer, en plus d'être non invasifs, a dit le ministre par voie de communiqué. Ils peuvent être effectués par un technicien, une infirmière, un audiologiste ou un médecin.»

Dans le cas où un bébé «échouerait» au test de dépistage, on procédera à un deuxième test un mois plus tard. Les bébés chez qui la surdité sera détectée seront alors recommandés à des spécialistes en audiologie.

À voir en vidéo