La santé des Canadiens s'améliore

En 2007-08, près de 50 000 Canadiens ont été hospitalisés après un infarctus, et près de 30 000 après un ACV: une baisse de 13 à 14 % par rapport à 2003-04. Non seulement le coeur des Canadiens se fait-il plus fort, mais le taux de mortalité dans les 30 jours suivant un infarctus a diminué de 11 %.

L'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS) publiait hier ses indicateurs de santé 2009. Ce qui frappe le vice-président des programmes à l'ICIS, Jean-Marie Berthelot, c'est que la santé cardiaque des Canadiens progresse. «Le nombre d'hospitalisations liées à un infarctus ou à un ACV est en baisse et les taux de survie s'améliorent, dit-il. Il est possible que la réduction du tabagisme commence à porter ses fruits.» Il estime aussi que la prévention, mais surtout des changements dans la pratique médicale, ont fait la différence. «On remplace de plus en plus les pontages par des angioplasties, beaucoup moins envahissantes, et on agit rapidement», observe-t-il.

Pour une raison méthodologique, le Québec n'est pas comptabilisé dans ce bilan, mais le sera d'ici novembre, dit l'ICIS. «En général, les résultats pour le Québec suivent la moyenne canadienne», dit Jean-Marie Berthelot.

Entre 1990 et 2007, selon Statistique Canada, l'espérance de vie est passée de 74 à 78 ans pour un homme, et de 80 à 83 ans pour une femme.

Autre problème de santé majeur chez les personnes âgées, Jean-Marie Berthelot souligne que l'évolution des soins liés aux fractures de la hanche devra être suivie étroitement dans les prochaines années. «La bonne nouvelle, c'est qu'il y a 20 % moins de fractures qu'il y a dix ans. La moins bonne, c'est que de moins en moins de gens se font opérer en moins de deux jours, ce qui est [le délai] recommandé.»

Les conclusions de l'ICIS recoupent celles de Santé Canada, publiées en mai dernier. Le rapport Les Canadiens et les Canadiennes en santé indique que le tabagisme avait de moins en moins la cote, avec une réduction de 6 % chez les adolescents, par exemple. La majorité des Canadiens âgés de 15 ans et plus (85,2 %) se sont déclarés «très satisfaits» ou «assez satisfaits» du mode de prestation des services de santé qu'ils ont reçus dans l'ensemble.

L'ICIS compare également les ressources médicales des différentes provinces. Le Québec ne fait pas pâle figure, puisqu'il compte autant d'omnipraticiens, de spécialistes, d'infirmières, de psychologues ou de physiothérapeutes par 100 000 habitants que la moyenne canadienne.