Silence, on vaccine - La vaccination peut-elle être dangereuse ?

Photo: Agence Reuters

Troublant. Le film Silence, on vaccine projeté à la CinéRobothèque ONF de Montréal risque d'ébranler les parents qui s'apprêtent à faire vacciner leurs jeunes enfants. En alignant plusieurs témoignages de familles québécoises, françaises et états-uniennes dont un membre a commencé à souffrir d'autisme, de sclérose en plaques, d'encéphalite ou d'une autre maladie grave après avoir été vacciné, la cinéaste, Lina Moreco, vient saper la confiance en cette médication plus que centenaire. Les vaccins peuvent-ils s'avérer aussi dangereux que nous le fait voir Mme Moreco? Sont-ils absolument sécuritaires comme l'affirment catégoriquement de nombreux médecins?

En discutant avec des spécialistes des maladies infectieuses et de l'autisme, notamment, on retrouve la raison. Les craintes s'évanouissent même si on comprend que les vaccins, comme tout autre médicament ou intervention chirurgicale, ne sont pas exempts de tout risque. «Il est vrai que les vaccins peuvent avoir des effets nocifs et graves, et en général, ces effets sont bien documentés», affirme le Dr Philippe DeWals, président du Comité sur l'immunisation du Québec ainsi que professeur et directeur du département de médecine sociale et préventive de l'université Laval.

«On sait que certains de nos vaccins ne sont pas à 100 % protecteurs ni à 100 % sécuritaires. Il y a certains cas où le gouvernement doit donner une indemnisation en raison d'un effet secondaire d'un vaccin», ajoute le Dr Brian Ward, directeur adjoint du Centre de recherche en maladies infectieuses et microbiologie du Centre hospitalier de l'université McGill, qui a servi de témoin-expert pour les gouvernements américain et québécois dans des causes impliquant la vaccination.

Certains effets secondaires

Les deux spécialistes n'hésitent pas à décrire certains de ces effets parfois dramatiques, mais rappellent que le risque d'en être victime est maintes fois moindre que celui de contracter les maladies infectieuses très graves, voire mortelles, contre lesquelles le vaccin protège.

On sait par exemple qu'«un individu sur un million développera une encéphalite à la suite de l'administration du vaccin RRO [rougeole-rubéole-oreillons]. Si une telle réaction apparaît dans les six semaines suivant la vaccination, la victime recevra une indemnisation», indique le Dr Ward, soulignant que parmi les personnes qui ne reçoivent pas le RRO, une sur 1000 contractera une de ces maladies qui peuvent laisser de lourds handicaps ou même enlever la vie.

On soupçonne aussi le vaccin contre la grippe d'être associé à l'apparition du syndrome de Guillain-Barré, une maladie neuromusculaire où les anticorps produits en réponse au vaccin s'attaquent au système nerveux périphérique. Le vaccin contre la tuberculose (BCG) peut quant à lui tuer les enfants souffrant d'un déficit immunitaire congénital. «On ne sait jamais si un enfant est atteint au moment de le vacciner», dit le Dr Ward.

«On ne peut pas garantir qu'il n'y aura aucun effet secondaire grave associé à un vaccin, fait remarquer le Dr DeWals, mais on sait que les bénéfices sont largement supérieurs aux risques. Il y a aussi des associations temporelles où un enfant reçoit un vaccin et développe une maladie comme l'autisme, la sclérose en plaques ou la myélite transverse dans les semaines qui suivent. Ces coïncidences soulèvent la suspicion, mais des études sérieuses démontrent qu'il y a autant de risque d'avoir ces maladies, vacciné ou pas.»

Vaccination et autisme

La réalisatrice Lina Moreco a filmé plusieurs enfants dont les symptômes de l'autisme sont apparus à la suite d'une vaccination que les parents associent à l'émergence de la maladie.

Deux hypothèses distinctes sont véhiculées pour expliquer un lien possible entre l'autisme et les vaccins, résume un grand spécialiste de l'autisme, le Dr Éric Fombonne, directeur du service de pédopsychiatrie de l'Hôpital de Montréal pour enfants. La première, développée par un gastroentérologue britannique, Andrew Wakefield, met en cause la composante rougeole du vaccin RRO qui induirait une réaction inflammatoire de l'intestin, laquelle rendrait la barrière intestinale davantage poreuse et permettrait une absorption de substances toxiques qui, en passant par le sang, rejoindraient le cerveau. Cette intoxication induirait l'autisme.

L'hypothèse, qui a fait l'objet d'un article dans la revue The Lancet en 1998, a été examinée sous toutes ses coutures. D'abondantes études épidémiologiques ont été effectuées. L'une d'elles, menée à Montréal auprès de

28 000 enfants par le Dr Fombonne, a montré qu'au moment où la vaccination RRO a décru au Québec, entre 1987 et 1998, la prévalence de l'autisme a quant à elle progressivement augmenté. Par ailleurs, aucun effet sur cette prévalence n'a été observé en Angleterre lorsque la vaccination y a été instaurée en 1988. Inversement, au Japon, où la vaccination RRO a été interrompue au début des années 1990, le taux de vaccination RRO ayant chuté de 69,8 % en 1988 à 1,8 % en 1992, le nombre de cas d'autisme a continué d'augmenter, passant de 48 cas pour 10 000 enfants en 1988 à 117,2 pour 10 000 en 1996.

D'autres études ont consisté à comparer la fréquence à laquelle deux groupes d'enfants autistes et de contrôles ont été vaccinés. Le Dr Fombonne, qui a effectué une étude de ce genre en Angleterre sur 6000 sujets, n'a relevé en 2004 aucune association entre l'autisme et la vaccination. On a aussi suivi des enfants ayant été vaccinés et d'autres qui ne l'avaient pas été, de l'âge d'un an à sept ou huit ans. Aucune de ces études n'a fait ressortir une incidence plus élevée de l'autisme dans le groupe vacciné.

Compétence scientifique douteuse

«Aucune étude épidémiologique n'a été positive, à l'exception de quelques-unes effectuées par Mark et David Geier, un père et son fils, dont la compétence scientifique est très douteuse», résume le Dr Fombonne. De plus, toutes ces études ont été systématiquement revues par des comités indépendants, tels que ceux de l'Organisation mondiale de la santé, le Medical Research Council du Royaume-Uni et le Comité canadien en immunisation. Deux rapports de l'Institut de médecine aux États-Unis émis en 2001 et en 2004 ont définitivement conclu qu'il n'y avait pas de lien.

Des chercheurs, parmi lesquels figurent les Drs Fombonne, Ward et De Souza de Montréal, ont également tenté de reproduire en vain les résultats biologiques obtenus par le Dr Wakefield, qui affirmait avoir retrouvé des virus de la rougeole, voire des bouts d'ARN du virus, dans les biopsies intestinales et le sang de huit enfants autistes. «Comme par hasard, il est le seul à avoir trouvé cela», rapporte le Dr Fombonne. «Étrangement, il a perdu les anticorps qu'il a utilisés pour identifier ces particules virales», ajoute le Dr Ward.

Il est clair que le Dr Wakefield et ses collègues, qui sont accusés de mauvaise conduite professionnelle grave par le General Medical Council du Royaume-Uni (Collège des médecins) «n'ont pas fait preuve de rigueur scientifique», déclare le Dr Ward.

De plus, «il a violé les règles élémentaires de l'éthique médicale» notamment pour ne pas avoir révélé qu'ils avaient reçu un soutien financier des parents des enfants participant à l'étude, qui espéraient poursuivre les fabricants de vaccins, ajoute le Dr Fombonne, qui rappelle par ailleurs l'effet extrêmement négatif qu'a eu la publication du Dr Wakefield sur la santé publique. En 2004, la proportion d'enfants vaccinés contre le RRO a grandement diminué en Angleterre, n'atteignant plus que 81 %.

«Or, pour maintenir l'immunité au niveau de la population, il faut une couverture vaccinale d'au moins 92 %, sinon on voit le retour des épidémies; c'est ce qui s'est passé en Angleterre. En Irlande, où il n'y avait plus que 74 % des enfants qui étaient vaccinés, 110 ont été admis à l'hôpital dans un état critique et trois sont morts», précise le chercheur et clinicien.

Mercure et autisme

Une seconde hypothèse incrimine le mercure présent dans les vaccins. En 1999, aux États-Unis, on s'est inquiété de la quantité de mercure qu'absorbaient les bambins suite à la succession de vaccins qu'on leur administrait jusqu'à l'âge de trois ans.

La plupart des vaccins contenaient en effet du thimérosal — un agent de conservation qui prévient la prolifération des microbes dans les préparations vaccinales — qui, dans le corps, se transforme en éthylmercure, une forme de mercure qui n'est pas toxique, contrairement au méthylmercure qu'on retrouve dans certains poissons, comme le thon. «Le mercure est éliminé par l'organisme en quelques jours; il n'est donc pas pertinent de parler d'accumulation de mercure dans le corps à la suite de plusieurs vaccinations.

«De plus, au Québec, le mercure a été supprimé en 1996 de tous les vaccins administrés aux enfants, à l'exception de celui contre la grippe, souligne le Dr Fombonne. Le mercure a été éliminé non par crainte de ses effets nocifs, mais parce qu'on a décidé de combiner cinq vaccins dans la même injection et que celui contre la polio, dans cette combinaison, est composé d'un virus vivant (mais atténué) qui ne survivrait pas en présence de mercure.»

Le mercure a aussi été retiré en 1992 au Danemark et en 2001 aux États-Unis pour les mêmes raisons, et dans tous les cas, son retrait n'a eu absolument aucun effet sur les taux d'autisme.

De plus, les exemples de contamination au mercure relatés dans la littérature, dont le célèbre cas des habitants de Minamata, au Japon, ne font jamais état d'autisme, rappelle le Dr Fombonne. «Du point de vue scientifique, la question est entièrement réglée depuis des années, mais il y a un contexte légal aux États-Unis où plusieurs familles continuent à poursuivre le gouvernement et les fabriquants de vaccins dans l'espoir d'obtenir des compensations financières extrêmement juteuses. Il y a également des centaines de firmes d'avocats impliquées dans ces causes qui veulent s'en mettre plein les poches et qui ont intérêt à ce que la controverse persiste même si les scientifiques l'ont réglée», lance-t-il.

De l'aluminium

Le film donne aussi la parole à un Français qui souffre de myofasciite à macrophages, une maladie neuromusculaire dégénérative qu'un spécialiste français incombe à l'aluminium contenu dans le vaccin contre l'hépatite A, reçu par ce patient quelques mois avant l'apparition de sa maladie.

Aucun des spécialistes québécois consultés ne s'étonne de la présence d'aluminium dans les muscles de cette personne et ils ne seraient pas surpris d'en retrouver dans ceux de toutes les personnes vaccinées.

«Les sels d'aluminium [qui éveillent le système immunitaire et le rendent plus réceptif aux vaccins] sont les adjuvants les plus efficaces du monde. Utilisés par toutes les populations, ils ne semblent induire ce genre de syndrome qu'en France. Il est possible que cela découle d'une susceptibilité génétique particulière des Français ou d'un facteur de risque présent dans cette région du monde», affirme le Dr Ward.

Le Dr DeWals ajoute que «ce n'est qu'en France qu'a été rapportée une association temporelle entre le vaccin contre l'hépatite B et la sclérose en plaques». Et ce lien a été maintes fois démenti par une analyse rigoureuse des données épidémiologiques.
28 commentaires
  • Dominic Pageau - Inscrit 7 février 2009 05 h 26

    Je remet en doute la science sur l'innocuité des vaccins.

    Il est très tard, donc je vais utilisé un texte que j'ai déjà écrit à une journaliste en réponse à un article écrit par elle sur ce documentaire

    Vous connaissez l'histoire de David Graham? C'est un scientifique de la FDA (Food and Drug Administration), plus particulièrement du département de la sécurité des médicaments (drug safety). Il a fait une étude sur le Vioxx, Il l'a complétée et le résultat était que le Vioxx pouvait augmenté le risque d'attaque cardiaque. La FDA, à la demande de la compagnie pharmaceutique Merck a voulu faire interdire la publication des résultats. Il a refusé de se soumettre, a publié, puis on l'a renvoyé..... À la suite d'une saga judiciaire, on l'a réintégré. Pourquoi je vous parle de lui ? Parce qu'il a dit :



    « Graham says he has received hundreds of e-mails and telephone calls. Nearly all, he says, are variations on "thank you so much. You're in our prayers. We appreciate what you are doing. This must be so hard on your family."

    Graham says he has heard concerns similar to his from counterparts who monitor medical devices and biologics, such as vaccines, but they're reluctant to come forward.

    "They are absolutely afraid for their jobs," Graham says. "We've got families to support." He's married to his college sweetheart, and they have six children ages 9 to 23.

    Graham could make a fortune as an expert witness, as other former FDA scientists have, says Wayne Ray, a preventive medicine professor at Vanderbilt University and co-author on Graham's Vioxx study."



    http://www.usatoday.com/news/health/2004-11-29-fda





    Ses collègues ont peur de dire parler publiquement des études qu'ils font sur les vaccins. Ne croyez vous pas possible que les pharmaceutiques enterrent ce qui ne leur convient pas ? Est-ce que c'est pareil ici ? Tout à fait, parlez en à Shiv Chopra ex employé de la section animale de Santé Canada :



    « Ici, des scientifiques de Santé Canada refuseront de confirmer l'innocuité de cette hormone sur la foi de résumés des études confidentielles de Monsanto et ils accuseront même leurs supérieurs de corruption devant une commission sénatoriale. Ces courageux chercheurs -- Shiv Chopra, Gérard Lambert et Margaret Haydon -- seront finalement congédiés. À la ferme, les agriculteurs qui ont administré le Posilac à leurs vaches vont constater partout en Amérique qu'elles cessent de se reproduire. Des troupeaux seront décimés, notamment par des mammites à répétition. »

    http://www.ledevoir.com/2008/05/17/190144.html

    Tout ça pour dire que ceux qui disent qu'il y a peu ou pas d'études qui font le liens entre les vaccins et certaines maladies, comme l'autisme, disent probablement vrai, mais en aucun cas c'est la preuve de l'innocuité des vaccins.

  • Stéphane Leclair - Abonné 7 février 2009 07 h 03

    Santé publique contre liberté d'expression...

    Le film (que j'avoue ne pas avoir vu) semble en effet être un tissu de demi-vérités visant à discréditer le système de santé publique, comme un film semblable sorti récemment aux États-Unis.

    Ce qui est triste, c'est que ces gens-là (la faction anti-vaccins) sont bien intentionnés et ont vraiment l'impression de dénoncer une conspiration pour sauver des vies. Leurs actions vont quand même entraîner la mort de plus de gens qu'ils ne prétendent en sauver.

    Je suis, en ce sens, rassuré de voir que le film ne sera pas diffusé largement en salles. Mais ça ne l'empêchera pas de se propager par les télévisions à sensations (et même les salles de classe?) et de devenir une autre source "légitime" pour les opposants à la vaccination.

    L'effet de ce mème est déjà en place depuis plusieurs années. Parlez de vaccination à n'importe qui et vous vous ferez répondre qu'il paraît qu'il y a des risques liés à l'autisme. On va bientôt voir des députés proposer des lois anti-vaccination...

    C'est le même genre de débat que pour l'évolution : par la désinformation (qui, je le rappelle, peut être bien intentionnée), on sème le doute dans les esprits et on obtient éventuellement des contestations politiques où la rationalité scientifique fout le camp. Cette fois-ci, l'enjeu n'est pas seulement la pensée scientifique des générations futures, mais leurs chances de survie!

    Ce qu'il faudrait, c'est un méta-débat sur la légitimité et l'à-propos de ce genre de débat. Je sais bien que la censure c'est dangereux, et qu'il faut protéger la liberté d'expression et tout ça. Mais est-ce une raison suffisante pour diffuser indéfiniment des idées qui sont scientifiquement fausses et mettre en danger l'avenir de nos sociétés?

  • Pascal Leboeuf - Inscrit 7 février 2009 08 h 33

    La vaccination n'est pas un geste banal

    Il fallait faire un choix. Avec un peu d'hésitation, nous avons fait vacciné notre premier enfant. Il n'y a eu aucun problème à la première injection. Toutefois, à la deuxième, une plaque d'eszéma est apparue sur la joue droite dès le lendemain. Et elle y est restée pendant huit mois. C'est à partir de ce moment que nous nous sommes informés des effets positifs et négatifs des vaccins. En résumé, la société a beaucoup évolué au niveau socio-sanitaire (propreté, eau potable, etc.), ce qui a énormément contribué à l'élimination de plusieurs maladies. De surcroît, nous vaccinons contre certaines maladies qui sont quasi-inexistantes, surtout lors du premier vaccin (il regroupe 5 maladies en même temps). Depuis, aucune injection n'a été administrée à aucun des nos enfants. J'ai l'impression qu'on joue trop facilement avec le système immunitaire de ceux-ci. Il faudrait se poser la question s'il existe un lien entre les allergies sévères développées par nos enfants et l'injection des vaccins. Une hypothèse qui vaudrait la peine d'être vérifiée!

  • André Chamberland - Inscrit 7 février 2009 11 h 24

    Le vaccin est bénéfique surtout pour les actionnaires de ceux qui les fabriquent...

    ... et qui ont des petits copains aux gouvernements qui les leur commandent et les distribuent.

    Un bon système immunitaire suffit à l'humain.

  • Claude Boire-Lavigne - Abonné 7 février 2009 11 h 26

    Vaccination ...oui mais attention

    En 2001, comme toutes les années antérieures j'ai reçu mon vaccin contre la grippe. Trois jours plus tard j'ai commencé à sentir des douleurs dans les doigts de mes mains...
    Comme le mal persistait j'ai consulté mon médecin de famille (le même qui m'a vacciné). Après prises de sang et autres examens il diagnostique que j'ai probablement développé "la polyarthrite rhumatoïdes inflammatoire" (PAR). Consultation d'un rhumatologue qui confirme le diagnostique.

    Après réflexions, je me suis questionné s'il n'y avait pas un lien quelconque entre la vaccination et cette maladie. J'ai demandé à mon médecin de faire rapport aux autorités de mon cas pour améliorer les vaccins s'il y avait lieu. J'ai souligné au médecin qu'il n'était pas question d'obtenir des compensations à l'exception d'améliorer le vaccin.

    Dans le milieu médical on m'a mentionné qu'il pouvait y avoir des possibilités de cause à effet mais aucune certitude...

    Par ailleurs, la PAR s'est le système immunitaire qui s'emballe et qui s'attaque à la synovite, un genre de peau qui recouvre les articulations. Or on sait que le principe de la vaccination est d'injecter dans le corps des virus atténués (morts ou semi vivants) qui ont comme fonction de "réveiller" le système immunitaire pour combattre l'éventuelle arrivée d'un virus.

    On constate donc que dans les deux cas (PAR et vaccination) le système immunitaire est appelé à s'activer pour combattre "l'intrusion" d'un corps étranger (virus, bactéries, etc.). C'est exactement l'effet de l'emballement du système immunitaire qui définit la PAR. Coïncidence...Personnellement je ne le crois pas. Notons que depuis ce temps, mon médecin de famille "ne me recommande pas " de me faire vacciner contre la grippe...

    Puis-je souligner que ces dernières années j'ai rencontré au moins trois ou quatre personnes qui semblaient être dans le même cas que moi.

    J'ai "attrapé" cette PAR a l'âge de 67 ans, aujourd'hui à 75 ans, la maladie est relativement bien contrôlée avec la prise de métotrexate, plaquenil, célébrex, acide folique, B12, soit près de 3000 comprimés par année...

    Je ne me plains pas trop mais c'est quand même décevant qu'à mon age cela soit arrivé.