Trisomie 21 - Oui au dépistage, avec intégration sociale

Le dépistage prénatal universel de la trisomie 21... oui, mais à condition de lutter contre la discrimination. Réagissant positivement au rapport du commissaire à la santé et au bien-être publié mardi, l'Association du Québec pour l'intégration sociale (AQIS) et le Regroupement pour la Trisomie 21 ont salué les recommandations, notamment celles qui insistent sur l'intégration sociale des personnes ayant une trisomie ou une déficience intellectuelle et le soutien psychologique et financier des familles qui assument un surplus de responsabilités liées à leur situation.

«Nous sommes d'avis que si toutes ces conditions étaient remplies, les parents seraient beaucoup moins effrayés à l'annonce d'une trisomie ou de toute autre différence chez leur enfant», ont fait savoir les deux organisations par voie de communiqué. Selon elles, le commissaire répond à plusieurs demandes des organismes, notamment concernant le besoin de formation des professionnels susceptibles d'informer les parents et le soutien de la recherche. Devant l'éventualité de la mise en oeuvre d'un programme de dépistage prénatal de la trisomie 21, les parents devront pouvoir faire un choix éclairé et libre, sans subir aucune pression, ont rappelé l'AQIS et le Regroupement pour la Trisomie 21. Ayant pris connaissance des conclusions de cette vaste consultation, le ministère de la Santé a dit présentement réaliser des études de coûts avant de donner le feu vert à un programme de dépistage prénatal gratuit pour toutes les Québécoises enceintes. À l'heure actuelle, seules les femmes de plus de 35 ans ont accès gratuitement au dépistage qui consiste en la mesure de la clarté nucale combinée à une prise de sang. Les autres doivent débourser plusieurs centaines de dollars.

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