CHUM - Un comité spécial étudiera le rapport d'enquête sur des irrégularités survenues en médecine nucléaire

Le CHUM vient de mettre en place un comité spécial devant analyser le rapport d'enquête sur la disparition d'isotopes médicaux et d'autres irrégularités qui seraient survenues au département de médecine nucléaire, et faire des recommandations.

Les juricomptables de la firme KPMG ont terminé leur investigation et transmis leurs conclusions. Cette matière étant particulièrement délicate et potentiellement explosive, le comité exécutif du conseil d'administration a décidé de faire appel à des personnes extérieures au CHUM pour créer un comité spécial. Il est formé de Claude Benjamin, le maire de Saint-Bruno, qui a déjà présidé le conseil d'administration du CHUM, de Francine Girard, doyenne de la Faculté de sciences infirmières, et de Marie-Claude Daigneault.

Le mandat du groupe est de prendre avis d'experts, de recevoir le rapport d'enquête et de formuler des recommandations. Ce comité n'a toutefois aucune date butoir pour compléter son travail. «Ça peut prendre un bon moment», a affirmé hier la porte-parole du CHUM, Lucie Dufresne.

Le dossier s'étire déjà depuis septembre 2007. C'est à ce moment qu'un groupe de médecins du département de médecine nucléaire a signalé une situation préoccupante, pressant la direction générale de faire la lumière là-dessus. Des allégations d'utilisation d'isotopes médicaux (nécessaires entre autres pour des tests permettant de détecter des cancers), d'équipement, de personnel et d'espace public à des fins privées ont été soulevées. Au moins une fiole d'isotopes médicaux a disparu, a déjà dit au Devoir le directeur général par intérim Serge Leblanc.

Ce dernier était jusqu'au printemps dernier directeur des services hospitaliers du CHUM. Le département de médecine nucléaire, alors dirigé par le Dr Raymond Taillefer, était sous la responsabilité administrative de M. Leblanc.

Le Dr Taillefer a quitté ses fonctions et poursuit sa carrière en partageant son temps entre la clinique privée Imatech, appartenant au groupe Medisys, et la pratique médicale dans un hôpital de la Rive-Sud. D'autres personnes sont visées par la plainte des médecins.

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