Le secteur de la santé se féminise

Le nombre de Canadiens exerçant l'une des sept grandes professions de la santé augmente tandis que le secteur se féminise de plus en plus. C'est ce qui ressort d'un ensemble de cinq rapports de l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS) sur les grandes tendances des professionnels de la santé tels que les médecins, ergothérapeutes, physiothérapeutes, pharmaciens et les infirmières, les infirmières auxiliaires et psychiatriques autorisées.

Ainsi, selon les données de l'ICIS, bien que les hommes médecins soient toujours en majorité (66,2 %), le nombre de femmes exerçant la profession augmente. Par exemple en 2007, elles représentaient 56 a% des médecins de famille canadiens de moins de 40 ans, une hausse de 6 % par rapport à 2003.

Du côté des pharmaciens, les femmes sont en moyenne nettement plus nombreuses (58 %) à pratiquer ce métier qui était traditionnellement masculin. De même, 64 % des pharmaciens de moins de 40 ans sont des femmes contre seulement 27 % chez les pharmaciens de 60 ans et plus, un calcul excluant par contre le Québec, le Manitoba et le Nunavut, qui n'ont pas pu rendre disponibles leurs données pour cette enquête.

Les données de 2007 font également état d'une augmentation du nombre absolu de Canadiens exerçant l'une des sept grandes professions. Le nombre d'infirmières auxiliaires a crû de 10 % depuis 2003 et celui des médecins, est porté à 63 682, un accroissement de 7,1 %. «Mais ça ne veut pas dire que c'est suffisant. Tout dépend de l'organisation des soins et du niveau de prise en charge de la population. Le nombre de professionnels n'est qu'un facteur de l'amélioration des soins», a soutenu Claude Lemay, un ancien infirmier devenu porte-parole pour l'ICIS. Pour sa part, la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, Lina Bonamie, souligne que cette augmentation pour 2007, ne correspond plus à la réalité de 2008-09. Elle dit s'inquiéter davantage du taux d'abandon des jeunes infirmières entre 30 et 39 ans, qui ne cessent d'augmenter. «Si on ne retient pas la jeunesse et que les baby-boomers s'en vont a la retraite, on va avoir un problème», a-t-elle affirmé.

À voir en vidéo