Legault veut quantifier et limiter les erreurs médicales

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, François Legault, déposera «prochainement» un projet de loi touchant la question des erreurs médicales évitables.

Il en a fait l'annonce, hier, à l'occasion du discours de clôture qu'il a prononcé devant les membres de l'Association des hôpitaux du Québec. «Le Québec va être le premier, au Canada, à se doter d'un projet de loi pour avoir des mesures d'un contrôle plus rigoureux, d'un meilleur suivi des accidents qui se passent dans les différents hôpitaux au Québec», a-t-il affirmé aux journalistes, après son allocution.


Ce projet de loi visera essentiellement à évaluer d'abord le véritable nombre d'erreurs médicales et, ensuite, à trouver des façons de limiter le plus possible ces erreurs, a précisé le ministre.


Un chiffre de 2000 erreurs médicales au Québec et de 10 000 au Canada a circulé, cette semaine, dans certains médias, mais le ministre a fait valoir qu'il s'agissait là de simples projections. «On n'a pas de données pour savoir, exactement, combien il y a par année d'erreurs médicales», a-t-il pris soin de rappeler.


Le ministre a lui-même souligné qu'une telle loi était «très attendue» par les familles des victimes de ces accidents. Une recherche est présentement en cours pour déterminer la nature de ces accidents, les causes et les circonstances, a-t-on précisé au ministère. Le monde médical sait cependant que la majorité de ces erreurs médicales évitables ont trait à la prescription de médicaments.


Le ministère prévoit répertorier systématiquement ces accidents évitables, ce qui sera possible en modifiant le système d'information actuellement en vigueur. L'on créera aussi un «registre des événements».


Par ailleurs, le ministre Legault a manifesté une certaine ouverture à l'idée que des primes soient versées à d'autres corps d'emploi que les infirmières, dans le but de combler des pénuries de main-d'oeuvre, le cas échéant.


C'est que des voix se sont élevées, ces derniers jours, revendiquant le versement de telles primes à d'autres employés du réseau de la santé, après que les infirmières eurent obtenu les leurs.