Financement de la santé - Le Québec a besoin d'un gouvernement majoritaire, selon Claude Castonguay

Plus rassuré qu'avant quant aux suites qui seront données à son rapport sur le financement de la santé, Claude Castonguay n'en croit pas moins que la question fondamentale de trouver de nouvelles sources de financement ne pourra être réglée tant que le gouvernement sera minoritaire.

Le président du Groupe de travail sur le financement de la santé a fait cette déclaration hier, alors qu'il s'adressait aux membres de l'Association des économistes québécois.

Selon lui, il faudra attendre un gouvernement majoritaire à Québec pour que les décisions difficiles concernant le choix de nouvelles sources de financement pour la santé soient prises.

«Le problème, il est là; il n'est pas disparu. Il continue d'être tout aussi important et ne va être abordé, sur le plan des sources de financement, que lorsqu'on aura un gouvernement majoritaire. Lorsqu'on dit que les gouvernements minoritaires ce n'est pas mauvais, c'est vrai que ce n'est pas mauvais, ça évite des crises, mais ça met l'accent sur le statu quo. Et il y a des problèmes qui demandent des solutions. Et celui de la santé en est un, problème qui demande des solutions, et je crois qu'il va être abordé quand on aura un gouvernement majoritaire au Québec», a affirmé M. Castonguay.

Prudence

Le président du groupe de travail n'est cependant pas allé jusqu'à parler de manque de courage politique ou de manque de vision à long terme de la part du gouvernement. «Le gouvernement a décidé d'agir avec la plus grande prudence et de voir comment les choses évoluent», a-t-il expliqué en entrevue après son allocution.

Il a lui-même tracé un parallèle avec le tollé que le gouvernement avait jadis soulevé en haussant de 5 $ à 7 $ le tarif des places en service de garde subventionné. «Comme gouvernement minoritaire, s'il s'engageait dans la voie que nous lui proposions, il risquait de se retrouver dans le même genre de situation», a soutenu M. Castonguay.

Malgré tout, M. Castonguay croit que, la poussière ayant retombé depuis les réactions un peu rapides, son rapport est maintenant examiné avec plus de sérieux. «Le sentiment que j'ai, c'est qu'il est de mieux en mieux reçu et qu'on voit de plus en plus le bien-fondé de ce que nous proposons.»

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