La CSN et la FTQ rejettent le recours au privé

Le recours au secteur privé est une erreur si l'on souhaite régler les problèmes du système de santé québécois, ont fait valoir hier la Fédération des travailleurs et des travailleuses du Québec (FTQ) et la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Le président de la FTQ, Henri Massé, a dit craindre qu'une fois que le Québec aura mis le doigt dans l'engrenage de la privatisation des soins de santé, il ne sera plus capable de s'arrêter.

Il a appelé à une seconde «révolution tranquille» dans le secteur de la santé pour que la province soit en mesure de conserver le caractère public de ses soins, précisant qu'il faudra augmenter de 1 à 2 % la proportion du produit intérieur brut alloué à la santé dans l'avenir, compte tenu du vieillissement de la population.

Henri Massé entend proposer des solutions au cours du Sommet de la santé du Collège des médecins pour rendre le système plus efficace, comme la prolongation des heures d'ouverture des blocs opératoires, la gestion plus efficace des listes d'attente et une meilleure «synergie» entre les différents membres des équipes de travail des hôpitaux. La CSN a elle aussi formulé ses propositions pour permettre au Québec de maintenir un système public. Un système moins centré sur les soins hospitaliers mais davantage sur les services offerts à domicile, plus de prévention et de plus grandes ressources pour les cliniques spécialisées publiques figurent parmi ses recommandations.

Une manifestation

Les deux syndicats organisent par ailleurs une manifestation à Saint-Sauveur aujourd'hui, où se tient la rencontre privée du World Health Executive Forum, surnommé «le Davos de la Santé», pour en dénoncer le caractère secret.

Les leaders syndicaux dénoncent la tenue de cette réunion qui se déroule à huis clos, loin des journalistes et du regard du public, et ce, au moment où le gouvernement a mis sur pied un groupe de travail, dirigé par Claude Castonguay, pour lui faire des propositions sur le financement du système de santé.

D'après La Presse canadienne