Des experts en génomique obtiennent des fonds pour comprendre le C. difficile

Le chercheur Ken Dewar disposera de 400 000 $ venant de Génome Canada et Génome Québec pour travailler, au cours des 18 prochains mois, au chiffrage de la séquence de la principale souche bactérienne qui cause le Clostridium difficile (C. difficile) au Québec.

Pour y arriver, l'équipe de recherche étudiera huit autres souches dans le but de comprendre quels sont les gènes qui peuvent contribuer à l'augmentation de la virulence ou de la résistance antimicrobienne, qui ne cessent de faire des victimes dans les établissements hospitaliers.

«Ce projet de recherche scientifique en génomique nous donnera de meilleurs outils pour venir à bout des souches hypervirulentes de la bactérie», a avancé le ministre fédéral de l'Industrie, Maxime Bernier, hier en conférence de presse.

«Ça ne mènera pas à l'identification d'un nouveau médicament dans les 18 mois. C'est beaucoup plus long et beaucoup plus difficile et ce n'est pas l'objet de la recherche», a pour sa part indiqué Paul L'Archevêque, président et directeur général de Génome Québec.

«Ça va nous permettre de trouver les façons d'identifier plus rapidement et plus justement quelle souche de C. difficile est en cause et d'avoir des traitements plus appropriés», a-t-il ajouté.

Le chercheur Dewar et ses collègues experts en génomique pourront compter dans leur recherche sur la collaboration de bio-informaticiens et de médecins spécialistes en maladies infectieuses, dont une équipe du Washington University Genome Sequencing Center, à St. Louis au Missouri, ainsi que le Centre d'innovation Génome Québec et l'université McGill.