La gastro-entérite frappe une dizaine de CHSLD au Québec

Dix centres hospitaliers de soins de longue durée et six centres de courte durée de la région de Montréal sont actuellement aux prises avec des éclosions de gastro-entérite virale. L'Hôpital de Verdun est l'un de ceux-là, avec 40 patients touchés.

À ce dernier endroit, depuis samedi, les patients touchés par la gastro ne peuvent recevoir de visites. Dans les autres centres, les visites sont limitées. Dans la région de l'Outaouais, six centres de courte et de longue durée sont également touchés.

«Il semble que cette année il y ait davantage de cas. La situation n'est pas uniquement montréalaise ou québécoise. Le même phénomène se produit actuellement aussi en Europe, aux États-Unis et au Japon», a indiqué hier Blaise Lefebvre, agent d'information pour la direction de santé publique de Montréal.

De septembre 2002 à février 2003, la contagion a été très intense, avec 292 éclosions dans l'ensemble du Québec. On considère qu'il y a une éclosion quand on note une transmission dans un établissement de santé donné.

Au sujet des 40 cas de gastro-entérite à l'hôpital de Verdun, les autorités médicales ont tenu une conférence de presse, hier, en raison d'informations erronées ayant circulé dans divers médias et dans la population voulant que les gens atteints de gastro souffraient du C. difficile.

Sur les 40 patients souffrant actuellement de gastro-entérite, un certain nombre ont été infectés à l'hôpital alors qu'ils y étaient venus pour un autre problème. D'autres se sont présentés à l'urgence en raison justement de complications causées par la gastro-entérite, a indiqué le chef du département de biologie médicale, Maqued Ishak.

«Ce n'est pas une éclosion de C. difficile, mais une éclosion d'une quarantaine de cas de gastro-entérite virale. Après consultation auprès de la direction de la santé publique, nous avons pris des mesures énergiques et responsables pour endiguer la propagation», a avancé la directrice générale de l'hôpital, Danielle McCann.

Il y a tout de même quatre cas de C. difficile à l'hôpital de Verdun, a confirmé Mme McCann. «Le C. difficile se manifeste différemment de la gastro-entérite et son évolution diffère aussi», a indiqué pour sa part le directeur des services professionnels et hospitaliers, Paul Jacquemin. «À cette période-ci de l'année, la gastro-entérite est une pathologie qui court. Dans les autres hôpitaux, vous allez trouver à peu près la même incidence», a-t-il avancé.