En bref - Le C. difficile est partout

Le taux global des infections à la bactérie C. difficile en milieu hospitalier a diminué dans les hôpitaux québécois, comme l'avait indiqué mercredi le ministre de la Santé Philippe Couillard, mais la présence de la souche A, particulièrement virulente, a gagné du terrain au même moment.

C'est dire que bien peu d'hôpitaux y échappent à l'heure actuelle, selon les données rendues publiques hier par la Direction nationale de santé publique. «En 2004, 72 % des hôpitaux avaient la souche A, et c'est maintenant 93 % des établissements qui l'ont», a indiqué le docteur Alain Poirier, directeur national de santé publique, à l'issue d'une conférence de presse visant à faire le point sur la question. Selon les données rendues publiques, en 2004-2005, il y a eu 6184 nouveaux patients touchés par le C. difficile. On estime que 190 en sont morts. Sur les 3903 cas répertoriés jusqu'ici en 2005-2006, les décès directement causés par la bactérie se chiffrent à 85. Au-delà de ces chiffres, pour mieux apprécier l'amélioration de la situation, le docteur Poirier croit qu'il vaut mieux s'en remettre aux données qui veulent que sur 1000 personnes admises à l'hôpital en 2003-2004, 21 d'entre elles se retrouvaient aux prises avec le C. difficile. À l'heure actuelle, ce chiffre se situe à sept.