«Joker» comme une perversion de l’idéal révolutionnaire

Au cœur du récit du «Joker», c’est le portrait d’une Amérique des années 1980 profondément divisée qui apparaît. La trame narrative du film place le protagoniste dans cette classe sociale un peu fourre-tout que Karl Marx nommait le «lumpenprolétariat», qui était entre autres composée de criminels, de mendiants et de parias.
Illustration: Tiffet Au cœur du récit du «Joker», c’est le portrait d’une Amérique des années 1980 profondément divisée qui apparaît. La trame narrative du film place le protagoniste dans cette classe sociale un peu fourre-tout que Karl Marx nommait le «lumpenprolétariat», qui était entre autres composée de criminels, de mendiants et de parias.

Deux fois par mois, Le Devoir lance à des passionnés de philosophie et d’histoire des idées le défi de décrypter une question d’actualité à partir des thèses d’un penseur marquant.

Un visionnement du film Joker suffira à s’en convaincre : quelque chose ne tourne pas rond chez nos voisins du Sud. L’histoire d’Arthur Fleck, un clown triste qui deviendra peu à peu le criminel que nous connaissons, n’est pas juste un récit fantaisiste se déroulant dans un monde fictif. Au coeur du récit du Joker, c’est le portrait d’une Amérique des années 1980 profondément divisée qui apparaît. Différents marqueurs sociaux sont utilisés pour nous faire saisir l’ampleur de la guerre culturelle et économique qui s’annonce : pauvreté, exclusion, solitude et criminalité. Cette guerre culturelle est le résultat d’une polarisation entre conservateurs et progressistes qui s’installera à partir de la révolution culturelle des années 1960 jusqu’à nos jours. De l’immigrant illégal au chômeur pathologique, ce clivage culturel se déploie souvent sur la base d’un discours politique plus ou moins explicite quant au traitement des exclus du système capitaliste.

Photo: Courtoisie Mathieu Pelletier

Entre Arthur Fleck et le Joker, on nous raconte le récit d’une précarisation mentale. Celle d’un clown qui perdra son emploi et qui commettra par la suite une série de meurtres qui seront interprétés comme un mouvement de révolte contre les mieux nantis. La trame narrative du film place le protagoniste dans cette classe sociale un peu fourre-tout que Karl Marx (1818-1883) nommait le « lumpenprolétariat ». Loin d’être une thématique secondaire dans le registre marxiste, la place du lumpenprolétariat comme sujet révolutionnaire s’inscrit dans une querelle en bonne et due forme entre Marx et ses héritiers. Doit-on encourager le lumpenprolétariat, cette classe sociale composée entre autres de criminels, de mendiants et de parias, à recourir à la violence afin de provoquer une rupture sauvage avec le système capitaliste ? Plus spécifiquement, qui inciterait Arthur Fleck, victime du capitalisme américain, à rompre avec le système qui l’opprime en devenant le Joker ? Pour bien répondre à cette question, un détour par l’histoire sociale des États-Unis s’impose.

Polarisation politique

Les années 1950 étaient aux États-Unis une sorte d’âge d’or fondé sur l’élargissement de la classe moyenne. Les Trentes Glorieuses, période d’expansion économique s’échelonnant de 1945 à 1975, portaient une paix sociale dont l’envers était un certain conformisme. Si, à l’échelle microscopique, plusieurs changements sociaux étaient déjà annoncés, tout cela était plutôt caché à l’échelle macro, où on voyait essentiellement un consensus bien installé autour de la société de consommation. L’American way of life était devenu une culture de masse standardisée qui suscitera chez la jeunesse un goût pour les modes de vie alternatifs. De la beat generation au mouvement hippie, la jeunesse américaine tentait de « réenchanter » un monde moderne perçu comme étant conformiste, froid et calculateur. C’est ainsi qu’on voyait chez les hippies l’émergence d’un mouvement écologiste, égalitariste et libertaire.

Au milieu des années 1960, la liberté sexuelle, la prolifération des communes hippies, l’usage de différentes drogues et la contestation de la guerre du Vietnam sonneront le début d’une guerre culturelle entre conservateurs et progressistes qui subsiste encore aujourd’hui. La polarisation forcera le passage de la figure apolitique du hippie, à la figure du yippie centrée sur le militantisme politique. Le yippie, ce « hippie radicalisé », devenait un militant qui affirmerait politiquement ses valeurs en transgressant celles de l’Amérique puritaine et conservatrice. Plus qu’une guerre culturelle, la fin des années 1960 et le début des années 1970 se joueront sur une ambiance de « guérilla urbaine », de « guerre contre les drogues » prenant des allures de répression politique menée par les autorités.

Survivalisme néolibéral

Au plus fort de cette « guérilla urbaine », des groupes armés comme le Weather Underground et les Black Panthers prônaient l’usage de la violence pour répondre à la répression policière. Contre de tels groupes, les autorités déploieront le programme COINTELPRO (1956-1971), un programme de contre-espionnage du FBI qui aurait commandé différents assassinats de citoyens américains issus de groupes dissidents. Pour ajouter à la polarisation ambiante, Charles Manson, fondateur charismatique d’une commune hippie, commandera en 1969 une série de meurtres exécutés par des membres de sa commune sous l’influence du LSD. Cet épisode largement médiatisé provoquera une hystérie collective dans la population américaine qui discréditera pour longtemps le mouvement hippie.

Au milieu des années 1970, la récession économique frappe les États-Unis. Le scandale du Watergate relié au président Richard Nixon provoque une crise de confiance dans l’opinion publique américaine. L’élection de Jimmy Carter à la présidence en 1976 annonce déjà le programme de la décennie suivante : austérité fiscale, poursuite de la guerre contre les drogues et désaveu de la population américaine envers ses institutions politiques. En 1980, Ronald Reagan, l’homme fort des républicains, est élu à la tête du pays. Reagan profitera à la fois de la récession économique et du cynisme envers la classe politique pour couper dans les politiques sociales. Au menu : réduction des impôts (surtout chez les plus riches), coupes des subventions fédérales pour les soins médicaux aux plus démunis (Medicaid), coupes dans les allocations aux chômeurs, augmentation fulgurante du budget de la défense et du budget alloué à la guerre contre les drogues.

Avec Reagan, le clivage culturel se double d’un clivage économique fondé sur le discours moralisateur de « la loi et l’ordre », de l’absence d’alternative et du bon gouvernement : celui qui coupe dans les dépenses sociales pour investir dans le domaine pénal et militaire. La politique de Reagan propulse les États-Unis dans une ère de survivalisme néolibéral fondé sur le darwinisme social (la survie des plus aptes) et la perception de vivre dans un environnement social prédateur où « l’homme est un loup pour l’homme », selon la formule de Thomas Hobbes.

Éthique révolutionnaire

Dans un tel contexte, peut-on compter sur le Joker, figure radicalisée du lumpenprolétariat, pour mener une révolution contre le système capitaliste ? Du côté de Marx, la réponse est sans appel : « Le lumpenprolétariat […] peut se retrouver, çà et là, entraîné dans le mouvement par une révolution prolétarienne ; cependant, ses conditions de vie le disposeront plutôt à se vendre à la réaction ». Ainsi, pour Marx, le lumpenprolétariat est non seulement un produit du système capitaliste, mais aussi une condition de son maintien. Si Marx refusera toujours d’élaborer une distinction franche entre le prolétariat et le lumpenprolétariat, il semble que la distinction repose davantage sur l’adhésion à une éthique révolutionnaire. Cette éthique révolutionnaire strictement marxienne refuserait donc de recourir au lumpenprolétariat car sa précarité extrême risque bien davantage de répandre le chaos social que d’engendrer l’avènement d’une société sans classes.

Quant au marxisme, cette idéologisation de la pensée de Marx, son rapport au lumpenprolétariat est plus ambigu. Dans le cas le plus évocateur, le marxisme culturel de l’École de Francfort aura une influence considérable dans la révolution culturelle des années 1960, notamment avec la pensée du philosophe Herbert Marcuse (1898-1979). Penseur de son temps, Marcuse constate que l’augmentation du niveau de vie des ouvriers rend peu probable une révolution contre le capitalisme. Le conservatisme du mouvement ouvrier obligera donc Marcuse à voir dans le lumpenprolétariat de Marx une classe révolutionnaire de rechange. Selon Marcuse, le lumpenprolétariat étant pris dans une logique de survie immédiate, il incarne l’opposition au système et la déconstruction des institutions existantes sans qu’il soit conscient de son potentiel révolutionnaire. Dans un parallèle historique que Marcuse lui-même qualifiera de facile, la fin du système capitaliste pourrait s’apparenter à la chute de l’Empire romain aux prises avec les invasions barbares.

Dans le film Joker, le personnage anomique d’Arthur Fleck est sans contredit un déclassé du lumpenprolétariat, délaissé par l’État providence et propulsé jusqu’à la folie par la négligence du survivalisme néolibéral des années 1980. L’avènement du Joker est le résultat d’une sorte de renversement des valeurs dont témoigne cette pensée du personnage principal : « Avant, je pensais que ma vie était une tragédie, mais maintenant, je réalise que c’est une comédie. » Cette conclusion nihiliste ne résulte pas uniquement de la folie du personnage, mais bien d’un processus politique et social issu de deux décennies de guerre culturelle aux États-Unis (1960-1980). De la paix sociale d’après-guerre au survivalisme néolibéral, le Joker est une personnification extrême de la guerre culturelle américaine. Le Joker divise parce qu’il est ce « barbare » postmoderne ayant le potentiel de déclencher une guerre civile. Et son appartenance au lumpenprolétariat le prédispose bien davantage au ressentiment, au nihilisme et au fantasme de la table rase qu’à une guerre révolutionnaire devant faire advenir une société sans classes.

Des suggestions ? Écrivez à Robert Dutrisac : rdutrisac@ledevoir.com

10 commentaires
  • Marc Therrien - Abonné 2 novembre 2019 08 h 08

    Et Trump comme parodie de président de la première puissance mondiale


    Parlant de renversement des valeurs aux États-Unis, que dire de l’électrochoc provoqué par l’élection de Donald Trump en 2016? Elle n’est pas tant la preuve de la dévalorisation de la pensée politique rigoureuse et réfléchie qu’un symptôme du déclin de la modernité, d’un monde qui a rejeté l’absolu où on ne peut plus distinguer le profond du superficiel, le vrai du faux. Avec Trump, qui pourrait très bien déclarer un jour « Why so serious » en imitant le Joker, nous pouvons nous libérer du poids de l’existence en acceptant le chaos et l’anarchie. Il met en scène une véritable parodie du président de la première puissance mondiale en imitant ce qu’il ne comprend pas, éliminant alors l’essentiel pour ne faire apparaître que des détails sans liens, tout en créant quand même du nouveau et du jamais-vu. En attendant d’en connaître les conséquences réelles, on peut trouver ça comique ou tragique. Qu’on se rappelle comment la fin de règne du président Obama fut éprouvante, chantant « Amazing grace » en pleurant après une énième tuerie énième tuerie de masse. Je me demande si on écoutait encore ses coups de semonce verbale, si quelqu’un croyait encore qu’il pouvait changer les choses par la seule force de ses discours moraux de réprimande, ou si plutôt, on ne disait pas : « ouais, ouais, cause toujours, on s’arrange avec le reste ».

    Marc Therrien

  • Marc Therrien - Abonné 2 novembre 2019 08 h 12

    Et Trump comme parodie de président de la première puissance mondiale (suite)


    La perception de la foncière impuissance du président Obama a contribué à la tentation du peuple américain de remettre sa destinée entre les mains d’un chef qui incarnera tout le contraire : la volonté de puissance. Jusque-là, les chefs gouvernementaux du Canada et des États-Unis, fidèles et loyaux à l’esprit du philosophe John Locke, un des penseurs fondateurs du libéralisme et de l’État de droit, étaient des incarnations bien vivantes de la vertu de la tolérance qui est fondée sur une acceptation profonde et surtout, pragmatique, du mal qu’on ne peut pas changer. Conséquemment, ils valorisaient une abstention volontaire d’agir lorsqu’ils jugeaient que l’intervention appropriée ou requise risquait d’engendrer un mal encore plus grand que celui qu’on voudrait qu’ils soulagent. Entourés de spécialistes de la gestion des risques et du calcul de plus en plus sophistiqué des probabilités, ils établissaient le nombre de cadavres qui pouvait être toléré. Du haut de leur supériorité morale, au sommet de la montagne, le point le plus rapproché du ciel, ils continuaient de marteler haut et fort leur discours pacifique et égalitaire. La promotion ardente de la paix et de l’égalité entre les hommes de toutes nations répondait d’abord et avant tout, à leurs intérêts qui ne pouvaient être mieux servis que par le statu quo de l’ordre social établi. Enfin, li restait à savoir ce que percevaient, pensaient et ressentaient les personnes situées plus bas, vues comme les objets de cette tolérance bienveillante.

    J’ai l’intuition que les personnes les plus souffrantes et vulnérables percevaient du mépris qui, parfois, éveille des émotions primaires passionnelles potentiellement destructrices comme la colère, le ressentiment et la rage qui, lorsqu’elles deviennent intolérables, cherchent à se canaliser dans une voie d’évacuation. Et c’est là que s’est présenté Donald Trump, qui les a accueillis et leur a ouvert la porte.

    Marc Therrien

  • Françoise Labelle - Abonnée 2 novembre 2019 08 h 20

    Et l'opium du peuple?

    «La religion est le soupir de la créature opprimée, l’âme d’un monde sans cœur, comme elle est l’esprit de conditions sociales d’où l’esprit est exclu. Elle est l’opium du peuple.» -Marx

    La problématique a un peu changé. En regardant de loin la révolte des gilets jaunes en France, allumée par une mesure économique qui touchait en partie ce lumpen, cette classe sociale indéfinie, je me demandais pourquoi ils ne se réclamaient pas de la France insoumise de Mélanchon (front de gauche appuyé de justesse par les communistes). Je me disais que les français aiment le grabuge de temps en temps.
    En fait, le problème «religieux» détourne ce lumpen d'une partie de la gauche. Cette gauche constate que les ouvriers se sont embourgeoisés et sont devenus les protecteurs des minorités, dont le lumpen, ces sans-classe. Malheureusement, ils ont pris position contre la laïcité en confondant un projet politique (la théocratie salafiste) et un projet d'apparence religieuse. Les gilets jaunes ne se sont pas reconnus dans cette gauche. Si l'E.I. ou les théocrates en général se mettaient à l'opium, ils feraient moins de dégâts.
    On répète souvent la citation de Malraux, homme de gauche: «Le XXIe sera religieux...» bien qu'il ait nié l'avoir dit. Dans «À propos du XXIe», Malraux commence par souligner l'échec des religions, en tout ou en partie, dans leur mission d'assurer la tolérance et la compréhension entre les hommes.

  • Gaston Bourdages - Abonné 2 novembre 2019 09 h 13

    «...une société sans classes » ou une...

    ...société « pas d'classe » ?
    Société où le mot « dignité » est aux confins même de valeurs de base.
    Et si monsieur Trump était lui aussi un modèle de Joker ?
    N'existe-t-il pas toutes sortes de façons de tuer ?
    Si vaste univers que celui de la perversion.
    Et s'il m'arrivait de rencontrer un Joker, que pourrais-je bien lui dire ?
    J'y réfléchis car le film j'ai vu. Sans mots, pendant un temps, j'ai été. Le choc étant si brutal.
    Je continue à croire...si j'osais écrire que je continue à savoir plutôt que croire que l'Homme est plus que la somme de toutes ces possibles dérives et/ou bêtises parce que je crois à l'existence de la dignité; que cette dignité habite chacune et chacun d'entre nous incluant aussi tous les Joker de ce monde.
    La vie, c'est aussi un vaste chantier dont nous sommes, avec les autres, les concepteurs.trices, les planificateurs.trices, les organisateurs.trices,les directeurs.trices,, les contrôleurs.trices et finalement les animateur.trices.
    Avec la vie nous composons comme l'ont fait Bach, Chopin, Beethoven, et als.
    Comment ici conclure ?
    Je garde espoir et espérance je nourris.
    Sans prétention...oh que non !
    Gaston Bourdages,
    Saint-Mathieu-de-Rioux.

    • Raymond Labelle - Abonné 2 novembre 2019 17 h 21

      Si on avait plus respecté la dignité d'Arthur Fleck, peut-être ne serait-il pas devenu le Joker - ce qui ne veut pas dire qu'il a pris le bon chemin, bien sûr.

  • Raymond Labelle - Abonné 2 novembre 2019 12 h 19

    Ce film est excellent.

    Fiez-vous plutôt à l'avis d'Odile Tremblay (qui n'était pas officiellement une critique) qu'à la critique de François Lévesque, qui n'a pas compris le film. Je vous suggère même de ne pas lire la critique de F. Lévesque pour ne pas contaminer votre compréhension. Je pourrais critiquer la critique ici, mais ça serait long.

    L'avis d'Odile Tremblay.

    https://www.ledevoir.com/culture/cinema/562333/le-devoir-au-tiff-le-triomphe-du-joker

    • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 2 novembre 2019 14 h 18

      Moi aussi, j'ai beaucoup apprécié le film «Joker».

      La référence de Lévesque à Taxi Driver ne tient absolument pas la route.

    • Raymond Labelle - Abonné 2 novembre 2019 17 h 17

      "La référence de Lévesque à Taxi Driver ne tient absolument pas la route." JPM

      En effet M. Marcoux. L'évolution du personnage principal dans Joker est beaucoup plus logique et compréhensible que dans Taxi Driver. Dans Taxi Driver: y travaille fort, y est fatigué et c'est un ancien combattant et il veut impressionner une fille qu'il n'arrive pas à séduire et il dérive graduellement- bien fait et tout, mais pas tant de substance .

      Dans Joker, on voit la multiplication d'oppressions réalistes, socialement et psychologiquement et la trahison de personnes qu'il admirait ou en qui il avait confiance - des révélations sur l'enfance - on illustre ses troubles mentaux, et on nous explique l'origine de celles-ci de façon plausible - en distinguant le réel de ce qui vient du trouble (Lévesque a de la difficulté à faire la distinction, mais c'est clair). Lévesque parle de "trous béants dans le scénario", en ne démontrant pas cette affirmation. Mais non, tout se tient, même dans les infimes détails. Pour expliquer, il faudrait faire du gâche-intrigue, ça serait long et ça dépasserait un peu le cadre de cet article.

      Aussi, Joker dépasse l'individu et a un élément de critique sociale plus générale et plus réaliste, que l'on ne retrouve pas dans Taxi Driver. L'interaction entre le psychologique intime et le social a beaucoup plus de profondeur dans Joker que dans Taxi Driver, même si Taxi Driver est évoqué de façon avouée et a eu une influence, entre autres par le choix de De Niro pour un rôle important dans le film. Une influence oui – mais Joker demeure très original.

      Bon, je me retiens d'en dire plus.