Pas encore d’accusation au Canada pour des thérapies de conversion

Il y a un an, la Chambre des Communes avait adopté dans une rare unanimité le projet de loi interdisant les thérapies de conversion.
Getty Images / iStockphoto Il y a un an, la Chambre des Communes avait adopté dans une rare unanimité le projet de loi interdisant les thérapies de conversion.

Le ministère fédéral de la Justice affirme qu’un an après l’entrée en vigueur de l’interdiction des thérapies de conversion au Canada, il n’a été informé d’aucun dépôt d’accusation criminelle pour avoir offert le service.

Il y a un an, la Chambre des Communes avait adopté dans une rare unanimité le projet de loi les interdisant.

 

Une thérapie de conversion est une pratique consistant à tenter de changer l’orientation sexuelle d’une personne vers l’hétérosexualité ou de modifier son expression de genre pour qu’elle corresponde au sexe qui lui a été attribué à la naissance.

Michael Kwag, directeur du Centre de recherche communautaire de Toronto, rappelle que lorsque la loi a été adoptée, il y a eu beaucoup de satisfaction, mais il signale qu’il reste du travail à faire pour que les procureurs et la police puissent agir en conséquence.

À son avis, la communauté LGBTQ a eu une relation difficile avec la police dans le passé et certaines personnes peuvent hésiter à se manifester.

Michael Kwag et d’autres militants espèrent que le gouvernement fédéral finance des campagnes d’éducation et de sensibilisation sur les thérapies de conversion et leurs dangers.

Les défenseurs affirment que même si l’interdiction peut avoir un effet dissuasif sur quiconque envisage d’offrir ce service, il est toujours accessible au Canada, y compris pour de jeunes personnes vulnérables.



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