Simon Houle plaide non coupable à son bris de probation

Vendredi au palais de justice de Saint-Jérôme, Simon Houle a plaidé «non coupable» à cette accusation de bris de probation par la bouche de son avocat, Me Pierre Spain. L’accusé n’était pas présent.
Marie-France Coallier Le Devoir Vendredi au palais de justice de Saint-Jérôme, Simon Houle a plaidé «non coupable» à cette accusation de bris de probation par la bouche de son avocat, Me Pierre Spain. L’accusé n’était pas présent.

Simon Houle a plaidé non coupable vendredi matin à une accusation de bris de probation. S’il est reconnu coupable, il pourrait perdre le bénéfice de l’absolution conditionnelle qu’il avait obtenue après avoir plaidé coupable d’agression sexuelle et de voyeurisme.

En juin dernier, l’ingénieur avait eu cette peine : une absolution conditionnelle — ce qui signifie qu’il n’aura pas de casier judiciaire — et une probation de trois ans, assortie d’une liste de conditions à respecter. L’une d’elles lui ordonne de ne pas troubler l’ordre public et d’avoir une bonne conduite.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) l’accuse de ne pas avoir respecté cette condition.

Car une Québécoise lui reproche de lui avoir empoigné les fesses le 4 juillet dernier alors qu’ils étaient tous deux en vacances à Cuba. Elle a porté plainte à la police à son retour au pays.

Ces gestes auraient été posés deux semaines seulement après le prononcé de la peine et de ses conditions.

 

La cause de Simon Houle a beaucoup fait parler, car de nombreuses personnes estiment que la peine imposée était beaucoup trop clémente. Le juge qui l’a prononcée, Matthieu Poliquin, de la Cour du Québec, a aussi été dénoncé sur la place publique pour certains de ses propos tenus dans la décision, par exemple, que l’agression s’était « déroulée, somme toute, assez rapidement » et sa conclusion qu’une condamnation aurait donc des « conséquences particulièrement négatives et disproportionnées […], ce qui pourrait entraver sa carrière ».

Vendredi matin, au palais de justice de Saint-Jérôme, Simon Houle a plaidé « non coupable » à cette accusation de bris de probation par la bouche de son avocat, Me Pierre Spain.

L’accusé n’était pas présent. 

La Couronne a déjà transmis la preuve à Me Spain et le dossier sera de retour devant un juge en février.

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