Un documentaire s’immisce dans le procès d’Harold LeBel

L’avocat d’Harold LeBel, Me Maxime Roy, a raconté qu’il avait appris l’existence de ce projet de film mercredi, alors que la preuve était close.
Jacques Boissinot La Presse canadienne L’avocat d’Harold LeBel, Me Maxime Roy, a raconté qu’il avait appris l’existence de ce projet de film mercredi, alors que la preuve était close.

La plaignante au procès d’Harold LeBel pour agression sexuelle a dû revenir devant le tribunal, lundi, pour s’expliquer sur sa participation à un documentaire. Cet ajout de preuve survient au moment où le jury devait délibérer.

L’avocat de l’accusé, Me Maxime Roy, s’est montré surpris que la plaignante n’ait jamais fait mention de ce documentaire durant le procès. À ses yeux, il s’agit d’un exemple supplémentaire du manque de « sincérité » de son témoignage.

Il a rappelé « tous les efforts déployés » pour protéger l’anonymat de la plaignante jusqu’à présent, s’étonnant qu’elle ait accepté de se « faire filmer » lors d’un tournage prévu au début de l’année 2023.

Me Roy a raconté qu’il avait appris l’existence de ce projet de film mercredi, alors que la preuve était close. Le juge Serge Francoeur a dû procéder à une « réouverture d’enquête » afin de permettre à la plaignante de venir répondre à de nouvelles questions des avocats.

Dans son nouveau témoignage, cette dernière a souligné que le film serait diffusé après le verdict. « Elle a choisi de collaborer à un documentaire […] pour démystifier le système de justice et permettre à d’autres de comprendre comment ça marche », a plaidé l’avocate de la poursuite, Me Manon Gaudreault.

L’ancien député Harold LeBel, 60 ans, a plaidé non coupable à une accusation d’agression sexuelle pour des gestes commis en 2017 à Rimouski. L’identité de la femme qui a porté plainte contre lui doit rester confidentielle en vertu d’une ordonnance du tribunal.

À voir en vidéo