Le père accusé du meurtre de ses deux enfants jugé apte à subir son procès

Il s’agissait de la première fois que l’on pouvait voir l’accusé, qui avait été hospitalisé dès son arrestation, survenue le soir même où ses deux enfants ont été retrouvés inanimés dans la résidence familiale.
Jacques Nadeau Archives Le Devoir Il s’agissait de la première fois que l’on pouvait voir l’accusé, qui avait été hospitalisé dès son arrestation, survenue le soir même où ses deux enfants ont été retrouvés inanimés dans la résidence familiale.

Le père de famille de Laval accusé du meurtre de deux de ses enfants à la mi-octobre est apte à subir son procès.

C’est la conclusion d’un psychiatre de l’Institut national de psychiatrie légale Philippe-Pinel qui a été offerte jeudi à un juge de la Cour du Québec, au palais de justice de Laval.

Kamaljit Arora est accusé du meurtre de sa fille de 13 ans, Angel, et de son fils de 11 ans, Aaron. Il fait face aussi à une accusation de voies de fait sur une femme dans la quarantaine qui auraient été commises le même jour, soit le 17 octobre.

L’homme de 45 ans était présent jeudi par visioconférence depuis l’Institut Pinel. Il s’agissait de la première fois que l’on pouvait voir l’accusé, qui était hospitalisé depuis son arrestation, survenue le soir même où ses deux enfants ont été retrouvés inanimés dans la résidence familiale.

L’accusé a été par moments dans un coma et était incapable de se présenter au tribunal. Sa première comparution a été reportée à maintes reprises.

Au début novembre, son avocat avait demandé cette expertise psychiatrique afin de vérifier s’il était apte à subir son procès criminel. Il avait dit au tribunal que l’accusé était dans « un état de confusion » et ne savait même pas où il se trouvait.

Jeudi, Kamaljit Arora a comparu à l’aide d’un interprète en pendjabi. Cheveux noirs courts et barbe poivre et sel, M. Arora a posé quelques questions au tribunal sur les procédures.

Son avocate a requis que le rapport d’expertise sur son aptitude à subir son procès criminel soit mis sous scellés, pour que les motifs du psychiatre ne soient pas rendus publics, afin qu’il « ait une défense pleine et entière », a plaidé Me Gabrielle Chevrefils.

Le juge a acquiescé, et a aussi interdit à l’accusé de communiquer avec sa femme et sa fille aînée.

Me Karine Dalphond, pour la Couronne, s’est objectée à la remise en liberté de l’homme. Il doit revenir devant le tribunal le 8 février pour la suite des procédures criminelles.

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