Edgar Fruitier sort de prison

Le comédien avait commencé en septembre à purger sa peine de six mois de prison pour attentat à la pudeur d’un adolescent.
Jacques Grenier Archives Le Devoir Le comédien avait commencé en septembre à purger sa peine de six mois de prison pour attentat à la pudeur d’un adolescent.

Le comédien Edgar Fruitier a obtenu une libération anticipée en raison de son état physique et mental. La nouvelle a été rapportée lundi en fin d’après-midi par Radio-Canada.

Contacté par Le Devoir, l’avocat de M. Fruitier, Me Gaétan Bourassa, a indiqué que « la Commission des libérations conditionnelles du Québec a octroyé la libération de [son client] à compter du 13 octobre dernier ». L’état de santé « fort précaire » de l’acteur est, selon lui, « un des facteurs considérés par les commissaires ».

L’ex-animateur avait commencé en septembre à purger sa peine de six mois de prison pour attentat à la pudeur d’un adolescent. Âgé de 92 ans, M. Fruitier « aura donc passé au total 28 jours de détention, si on additionne le temps purgé récemment et celui entre la peine prononcée et sa remise en liberté par la Cour d’appel en septembre 2021, soit environ un sixième de la peine, ce qui le rendait admissible à une libération conditionnelle, comme tout autre citoyen », a ajouté Me Bourassa par courriel.

Rappelons que si la Cour avait refusé d’alléger la peine de six mois de prison malgré l’âge avancé du détenu et son état de santé qui se détériore, les juges avaient recommandé aux autorités carcérales de surveiller son état de santé.

Celles-ci peuvent octroyer une liberté conditionnelle à un détenu si elles jugent que sa santé physique ou mentale peut être gravement compromise si la détention se poursuit.

M. Fruitier a été reconnu coupable en juillet 2020 d’avoir commis des attouchements sexuels dans les années 1970 sur son jeune voisin, un adolescent qui avait 15 et 17 ans à l’époque des gestes reprochés.

Au moment où ces lignes étaient écrites, le bureau du Québec de la Commission des libérations conditionnelles du Canada n’avait pas répondu aux demandes de commentaire faites par Le Devoir.

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