Le Diocèse de Trois-Rivières visé par une requête en action collective

Trente personnes allèguent avoir été victimes d’agressions sexuelles par un membre du clergé ou du personnel laïc sur le territoire du Diocèse de Trois-Rivières, sur plusieurs années.
Getty Images iStockphoto Trente personnes allèguent avoir été victimes d’agressions sexuelles par un membre du clergé ou du personnel laïc sur le territoire du Diocèse de Trois-Rivières, sur plusieurs années.

Le Diocèse de Trois-Rivières est visé par une requête en action collective de la part de 30 personnes qui allèguent avoir été victimes d’agressions sexuelles, sur plusieurs années.

La demande introductive d’instance a été déposée par un cabinet d’avocats, après que l’action collective eut été autorisée par une juge en juin dernier.

La requête mentionne qu’à l’heure actuelle, 30 personnes ont affirmé avoir été agressées par des prêtres, des employés ou des bénévoles sous la responsabilité du diocèse, et ce, sur une période de 44 ans. Les victimes alléguées étaient des garçons et des filles.

La requête fait état de réclamations de 300 000 $ à titre de dommages non pécuniaires pour compenser les souffrances, de 150 000 $ à titre de dommages pécuniaires pour compenser la perte de gains et de 150 000 $ à titre de dommages punitifs, en raison de la gravité et de la répétition de l’atteinte intentionnelle à la dignité et à l’intégrité psychologique, en plus de l’abus de pouvoir subi.

Les victimes alléguées ont rapporté les séquelles sur leur vie, leurs comportements : anxiété, dépression, manque d’estime de soi, sentiments de culpabilité et d’humiliation, méfiance, rejet de la religion et de l’autorité, cauchemars, énurésie, dysfonction sexuelle, etc.

L’abbé Bernard St-Onge, dont il est entre autres question dans la requête, avait déjà plaidé coupable à 12 des 13 chefs d’accusation d’attentat à la pudeur sur six victimes portés contre lui et avait été condamné à six mois d’emprisonnement, mentionne-t-on dans la requête.

Le groupe est défini comme étant « toutes les personnes, de même que leurs héritiers et ayants droit, ayant été agressées sexuellement par un membre du clergé diocésain (évêque, prêtre, diacre) ou par un religieux, un membre du personnel pastoral laïc, un employé, un bénévole laïc ou religieux, sous la responsabilité de La Corporation épiscopale catholique romaine de Trois-Rivières et de L’Évêque catholique romain de Trois-Rivières, lesquelles ont exercé leur autorité sur le Diocèse de Trois-Rivières, tel que le territoire était défini à chacune des époques concernées, durant la période comprise entre le 1er janvier 1940 et le jugement à intervenir ».



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