L’action collective vise aussi la MMA et le chef de train

La tragédie de Lac-Mégantic avait fait 47 morts à l’été 2013.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir La tragédie de Lac-Mégantic avait fait 47 morts à l’été 2013.

La Cour supérieure du Québec accepte que l’action collective intentée contre le Canadien Pacifique à la suite de la tragédie de Lac-Mégantic vise en plus le propriétaire et le chef de train du convoi funeste.

Le juge Martin Bureau a ainsi accédé à une requête des demandeurs visant à cibler aussi la société Montreal Maine and Atlantic Canada, placée depuis sous la protection des lois sur les faillites, et son chef de train Thomas Harding.

L’action collective visait initialement quelque 25 autres entreprises et particuliers, qui ont ensuite conclu des règlements à l’amiable avec les victimes et les créanciers.

Il a été impossible de joindre mercredi l’avocat de M. Harding. La Montreal Maine and Atlantic Canada (MMA) ne compte plus d’employés depuis sa faillite. Le Canadien Pacifique écarte toute responsabilité dans l’accident qui a fait 47 morts, à l’été de 2013. Le transporteur ferroviaire fait aussi face à une poursuite de 409 millions intentée par le gouvernement du Québec dans cette affaire. Le convoi pétrolier de la MMA, immobilisé sans conducteur pour la nuit, avait dévalé une légère pente puis déraillé à vive allure au coeur de la petite ville de l’Estrie, avant d’exploser, au soir du 6 juillet 2013.

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