L’UPAC perquisitionne à Saguenay

Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir

Des agents de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) ont investi en début de journée, mercredi, l’hôtel de ville de Saguenay ainsi que les bureaux de l’organisme municipal Promotion Saguenay, afin d’y mener des perquisitions.

Le maire Jean Tremblay a confirmé que l’hôtel de ville, situé sur la rue Racine-Est, avait été fermé temporairement à la demande de l’UPAC. « Je n’ai pas le choix. C’est eux qui me disent de fermer l’hôtel de ville tant que les perquisitions ne seront pas terminées. Dès qu’ils seront partis, je vais rappeler mon monde », a-t-il confié à La Presse canadienne.

Le maire Tremblay n’a pas caché son déplaisir quant aux méthodes de l’UPAC. « Ces gens-là arrivent et ne nous disent à peu près rien. C’est un peu insécurisant. »

Faux documents

Avec un peu d’insistance, M. Tremblay a dit avoir fini par apprendre que la visite était liée aux voyages de deux ex-conseillers municipaux — Bernard Noël et Fabien Hovington — « qui ont été condamnés au civil pour avoir été à Nice parce que les documents qu’ils avaient utilisés n’étaient pas les bons ».

« Ils n’ont pas été condamnés au criminel, mais quand tu utilises des faux documents, c’est possible qu’il y ait un aspect criminel », a avancé le maire pour expliquer la visite policière.

Bien que les perquisitions ne semblent pas le concerner de prime abord, le coloré maire de Saguenay a fait valoir qu’il ne pouvait éviter d’être éclaboussé au passage, ce qui ne l’enchante guère. « C’est toujours du maire dont on parle. Même si le maire n’a rien à y voir et que les enquêtes au civil l’ont démontré de façon très claire, c’est le maire pareil qui parle aux médias et ce n’est pas agréable. »

« Il n’y a personne qui connaît un seul conseiller de la Ville de Saguenay, au Québec, mais tout le monde connaît le maire », a-t-il laissé tomber.

Interrogatoires

La porte-parole du Commissaire à la lutte contre la corruption, Anne-Frédérick Laurence, a quant à elle refusé de préciser les motifs de l’intervention de la vingtaine d’agents qui a débuté très tôt mercredi matin. Ils ont fait une cueillette d’éléments de preuve pour une enquête qui est en cours, a-t-elle dit. Aucune arrestation n’est prévue, mais Mme Laurence s’attend à ce que des personnes soient interrogées par les agents. Elle n’a pas voulu dire si parmi elles pourraient figurer des personnalités politiques.

Promotion Saguenay est un organisme chapeauté par la Ville qui s’occupe d’activités liées au tourisme, à la tenue de congrès et au commerce.

9 commentaires
  • Christian Montmarquette - Abonné 14 septembre 2016 10 h 08

    Impossible!

    Impossible!

    Jean Tremblay...

    Un si bon catholique!

    Sans doute autant que Gérald...

    -CM

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 14 septembre 2016 21 h 36

      Un libéral fédéraliste qui aime Couillard autant que le QS tient a ce qu'il sot réélu.....

  • Nicole Delisle - Abonné 14 septembre 2016 10 h 13

    Tiens, tiens!

    Peut-être que le maire Tremblay va parler un peu moins fort cette fois-ci! Lui qui semble toujours au-dessus de tout. Attendons de voir ce qui en est mais nul n'est
    au-dessus des lois, dit-on.

    • Réal Ouellet - Inscrit 14 septembre 2016 12 h 49

      Si vous écoutez bien son commentaire dans le reportage télévisé, vous pourrez constater qu'il n'a pas changé. Pour lui, c'est évident que ce n'est pas le maire qui est visé mais les voyages de ses deux comparses.

  • Gilles Gagné - Abonné 14 septembre 2016 16 h 59

    "Il n’y a personne qui connaît un seul conseiller de la Ville de Saguenay, au Québec, mais tout le monde connaît le maire" Le maire Tremblay a-t'il pensé d'approfondir sa propre affirmation? un voyage à l'intérieur vaudrait peut-être mieux que la vision du piédestal où il se voit.

  • Michel Lebel - Abonné 14 septembre 2016 17 h 28

    Petits poissons!

    L'UPAC perd son temps à la recherche de petits poissons. Vraiment!

    M.L.

    • Christian Montmarquette - Abonné 14 septembre 2016 20 h 41

      D'accord avec vous là-dessus, même s'ils sont parvenus à coincer des libéraux et des péquistes, dont Nathalie Normandeau. Il devraient entre autre mettre le paquet sur Jean Charest qui, bien avant Normandeau, doit être à l'origine des ministres à 100,000$.

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 14 septembre 2016 21 h 45

      Petit poisson va loin et sert d'appat pour plus gros et ainsi de suite. Petit péché souvent en cache des gros au parti libéral sans tache comme on l' a vu récemment.et depuis lontemps.

  • Raynald Richer - Abonné 15 septembre 2016 08 h 05

    Vous ne me pognerez jamais!

    Vous ne me pognerez jamais! Jean Tremblay, sept 2013.

    J'ai toujours trouvé cette phrase un peu bizarre. Il ne dit pas: "Je n'ai rien fait”, il dit: ”Vous ne me pognerez jamais!"

    Peut-être que quelqu'un a l'UPAC a décidé de relever le défi ?