La libération conditionnelle de Lise Thibault en vigueur dès mercredi

Lise Thibault purgeait sa peine de prison de 18 mois depuis le 25 février.<br />
 
Photo: Jacques Boissinot La Presse Canadienne Lise Thibault purgeait sa peine de prison de 18 mois depuis le 25 février.
 

L’ex-lieutenante-gouverneure du Québec Lise Thibault sera en libération conditionnelle complète dès mercredi.

Elle a obtenu ce nouveau statut après une séance de la Commission des libérations conditionnelles du Québec qui s’est tenue le 11 août.

La femme de 77 ans avait été condamnée à 18 mois de prison. Mme Thibault était toutefois en liberté depuis le 2 juin. À cette date, elle avait pu quitter l’établissement de détention Leclerc, à Laval, puisqu’elle s’était vu accorder une « sortie préparatoire à la libération conditionnelle ».

Cette « sortie préparatoire » n’était valide que pour 45 jours, mais avait été renouvelée le 17 juillet.

Démarches

Dans sa décision écrite, la Commission évalue la situation de Mme Thibault et indique, s’adressant à elle directement : « Vous poursuivez le suivi psychologique que vous aviez amorcé rapidement à votre libération de la détention. Selon votre psychologue, vous vous impliquez dans votre thérapie et vous faites preuve d’ouverture. L’objectif principal de cette démarche est lié à votre responsabilisation quant à votre implication dans les délits. » Dans un rapport antérieur, la Commission avait noté qu’elle avait de la difficulté à reconnaître sa responsabilité pour ses délits.

La Commission relève aussi que Mme Thibault a « entrepris des démarches pour régler ses dettes envers les gouvernements provincial et fédéral ».

Elle ajoute plus loin : « Vous mentionnez que vous avez versé le dédommagement de 200 000 $ au gouvernement du Canada et 100 000 $ au gouvernement du Québec », mais l’organisme ne semble pas avoir vérifié de façon indépendante cette information.

Elle note aussi que l’ex-lieutenante-gouverneure a respecté ses conditions de remise en liberté lors des procédures judiciaires. Son risque de récidive a été jugé « faible ».


Exigences à respecter

La libération conditionnelle complète, en vigueur dès mercredi, est aussi assortie d’une série d’exigences à respecter.

Selon la décision écrite de la Commission obtenue par La Presse canadienne, Mme Thibault devra se présenter au poste de police dès sa sortie, suivre et compléter une thérapie psychologique, ne pourra être en contact avec des personnes impliquées dans des activités criminelles et ne pourra gérer des fonds publics ou d’organismes caritatifs, incluant la Fondation Lise Thibault.

Comme à l’habitude, il est précisé qu’en cas de manquement à ces conditions, la libération conditionnelle pourrait être révoquée et la personne contrevenante pourrait alors être réincarcérée jusqu’à la fin de sa peine.

Lise Thibault purgeait sa peine de prison de 18 mois depuis le 25 février.


 
8 commentaires
  • Bernard Plante - Abonné 16 août 2016 14 h 21

    Bientôt à la radio?

    Depuis un certain temps, ceux pris à magouiller (Nathalie Normandeau) ou à dire n'importe quoi (Jeff Fillion) se font systématiquement recruter par les radios poubelles de Québec.

    Lise Thibault ferait à ce titre une excellente recrue dans le rôle de la "pauvre vieille". Son émission pourrait d'ailleurs s'intituler "Pauvre vieille Capitale".

    Vaut mieux en rire que d'en pleurer.

  • Francois Cossette - Inscrit 16 août 2016 14 h 23

    Tout ca pour ca ....

    Des années de procès, des millions de dollar dépensé, tout ca pour ca.

    Pendant ce temps-la beaucoup de gens souffre des retards de la justice. Y a quelque chose qui ne marche pas dans notre systeme. Moi ce que je ne comprends pas c'est pourquoi les avocats perdre leurs temps a deposer des dizaines de charge qui alongent indument les proces puisque, par la suite, les peines sont concurrentes. Une grosse perte de temps pour tout le monde et un gaspillage ehonte de fonds publiques.

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 17 août 2016 09 h 22

      Et vous pensez que "les intéressés" ne le savent pas?...Entendez-vous "les sous" qui tombent dans l'escarcelle?

  • Jean Morissette - Abonné 16 août 2016 19 h 55

    Quel bel exemple!

    Madame la lieutenante gourverneuse, représentante au Québec de la reine du Canada a magouillé le gouvernement fédéral et provincial pour 430 000$. Après avoir remboursé 300 000$ et purgé le sixième de sa peine de 18 mois pour fraude et abus de confiance, elle obtient une sortie préparatoire à sa libération conditionnelle et peut rentrer chez elle comme gros gens devant. Finalemment elle peut rester chez elle pour de bon. Alors que des pauvres émigrants en attente de visas sont mis en prison, notre cher chef d'état qui a fraudé son état de 430 000$ se retrouve en liberté après 3 mois de prison. Quel bel exemple pour notre société! Cela est vraiment immoral!

    • Marc Durand - Abonné 17 août 2016 08 h 33

      L'argument qui permet ainsi de trancher pour sa relaxation est "que le risque de récidive est faible". En effet, il y a peu de chance qu'elle reprenne son rôle de lieutenant-gouverneur et se remette à frauder avec un compte de fausses dépenses ! C'est beau quand même la justice quand on suit ses raisonnements aussi tordus...

  • Yvon Bureau - Abonné 16 août 2016 22 h 25

    La pire des prisons

    est à l'intérieur de soi.

  • Yves Côté - Abonné 17 août 2016 03 h 40

    Les frais de cour...

    En cas de culpabilité, les frais de cour devraient être mis au compte de la ou du coupable. Donc, être remboursés par la personne en question, en échelonnant sa charge sur la duré de la vie s'il le faut et, si cette dette non liquidée en fin de vie, en prenant le reste manquant de celle-ci sur le patrimoine laissé en héritage par elle lors du décès.
    Ce n'est certainement pas à une société de payer les conséquences financières des tentatives illégales d'abus financiers de quiconque...
    Ca en refroidirait certains de tenter de tricher, selon moi.