Juripop met en demeure Uber

Photo: Michaël Monnier Le Devoir

La clinique juridique Juripop annoncera ce vendredi matin qu’elle met en demeure le service de transport Uber en raison des tarifs majorés qu’il a exigés de ses usagers le soir du Nouvel An.

Le président de la clinique et associé chez Deveau avocats, Marc-Antoine Cloutier, doit en faire l’annonce en compagnie de Catherine Papillon, une utilisatrice d’Uber qui a été surprise par le montant que le service controversé lui a facturé dans la nuit du 1er janvier.

L’avocat doit également expliquer les procédures judiciaires que Juripop a l’intention d’entreprendre contre Uber.

Catherine Papillon dit avoir payé près de 100 $ pour une course l’ayant menée du Vieux-Port de Montréal à l’arrondissement Rosemont–La Petite-Patrie. Comme elle, plusieurs utilisateurs d’Uber se sont plaints des tarifs gonflés au tournant de l’année, et ce, même si l’application exigeait que ses utilisateurs confirment la majoration lors de la commande d’une voiture.

Prix ajustés

Le service Uber ajuste ses prix en fonction de l’achalandage dans certaines zones. Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, il a donc fait bondir ses tarifs en raison d’une hausse importante de la demande. Dans certains cas, les prix des courses ont atteint huit fois les tarifs ordinaires.

En réaction aux nombreuses plaintes d’utilisateurs, le ministre québécois des Transports, Robert Poëti, a pressé les citoyens de tourner le dos à Uber, qu’il considère comme illégal. Il a qualifié les tarifs d’Uber de « prohibitifs » et communiqué son intention de légiférer sur le service, bien que cette démarche puisse prendre deux ans.

5 commentaires
  • Yves Archambault - Inscrit 7 janvier 2016 23 h 07

    poursuite?

    il poursuit pour les mauvaises raisons. qu'il (juripop) le fasse parce que Uber est illégal et que nous vivons dans un état de droit...encore!

  • Jacques Morissette - Inscrit 8 janvier 2016 04 h 57

    La cliique juridique Juripop.

    Heureusement qu'il y a des organisations comme la clinique juridique Juripop pour me dire qu'en parallèle au Capitalisme cherchant à tout dominer, il y a la vraie vie.

  • Maryse Veilleux - Abonnée 8 janvier 2016 06 h 54

    Pas de résultat sans action sociale

    Ce qui importe est qu'Uber disparaisse, prendre des recours individuels pour une industrie illégale n'est pas très productif. Que cette dame qui a payé 100$ assume son erreur et soit responsable.

  • Jean-Pierre Lusignan - Abonné 8 janvier 2016 08 h 26

    Forcer le respect du droit

    L'intervention de Juripop amènera de nouveaux faits, alimentera les médias, remettra le ministre des transports sur la sellette et forcera le gouvernement à intervenir. Un gouvernement aime que les choses paraissent s'être réglées toutes seules ou par elles-mêmes. Il a besoin que l'on l'aide factuellement et juridiquement à agir.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 8 janvier 2016 13 h 25

      Le cas ici est celui d'une entreprise qui organise une offre de service entre volontaires, volontaire de l'offrir et volontaire de l'utiliser. Ce n'est pas plus méchant qu'un encan ou une plateforme boursière. Au pire on peut dire qu'UBER est un peu nono de se fabriquer une si mauvaise publicité.

      Jouer l'illégalité du service c'est un peut comme un consommateur de pot qui ferait une poursuite en justice contre son pusher...

      Légalement je ne vois pas quoi d'autre qui peut être discuté que le contrat entre les deux partis.