Les francophones des T. N.-O. essuient un revers

Les francophones des Territoires du Nord-Ouest qui souhaitaient obtenir l’agrandissement et la pleine gestion de leurs écoles essuient un revers.

Le plus haut tribunal du pays a rejeté jeudi les demandes d’autorisation d’appel dans deux causes touchant les droits des minorités linguistiques aux Territoires du Nord-Ouest.

La commission scolaire francophone de ce territoire cherchait à obtenir la pleine gestion des admissions de ses élèves, ainsi que l’agrandissement des établissements.

La première affaire concerne l’unique école francophone de la petite communauté de Hay River, l’École Boréale, qui voulait notamment pouvoir admettre des enfants de parents « non-ayants droit », soit des personnes dont le droit à l’éducation en français n’est pas protégé par la Charte canadienne des droits et libertés.

Dans la seconde cause, ce sont les parents ayants droit de Yellowknife qui espéraient augmenter la capacité d’accueil de l’École Allain St-Cyr et construire des installations spécialisées spécifiques, comme un gymnase pour les équipes sportives ou un laboratoire de science.

Déception

Dans les deux cas, les requérants avaient obtenu gain de cause dans les instances inférieures, mais avaient perdu — du moins en partie — lorsque le territoire a interjeté appel.

Pour le vice-président de l’Association des parents ayants droit de Yellowknife (APADY), la décision de la Cour suprême de ne pas se pencher sur le dossier est très décevante. « Nous perdons un gros pourcentage de nos élèves après la 8e année, déplore Jacques Lamarche. Une des causes, c’est qu’on n’a pas les infrastructures et les classes spécialisées pour le secondaire. »

3 commentaires
  • Lise Bélanger - Abonnée 30 octobre 2015 07 h 51

    Cet article n'est pas instructif. La cause de la CSC est pourtant très intéressante.

    Qu'ont obtenu les francophones au niveau de la gestion de leurs écoles? Et leur budget?

    Les francophones de cette région ont des écoles insalubres et sans la possibilité des services de base, tels des gymnases. Il n'y a pas ue les indiens qui souffrent comme des gens du tiers monde au Canada, les canadiens français aussi.

    Bref, cet article ne m'éclaire aucunement sur le sort des francophones dans leur demande de gérer leurs écoles, d'avoir un budget autonome pour leurs écoles, d'avoir de l'instruction digne d'un pays évolué dans leur propre langue et que la santé des fracophones soient prises en considération: il y a -t-il un budget pour rendre les écoles francophones propres à la santé de ces enfants?

  • Emmanuel Lyng-Sabatier - Inscrit 30 octobre 2015 08 h 34

    Droits linguistiques

    Quand les canadiens comprendront que les droits linguistiques fonctionnent uniquement pour la langue majoritaire d'un pays, ils auront gagné en maturité d'esprit.

  • Simon Pelchat - Abonné 30 octobre 2015 13 h 03

    Solidarité

    Même s'il ne revient pas au gouvernement du Québec de défendre les droits des Francophones hors Québec, la solidarité des Québécois francophones doivent être solidaires et accompagnés les francophones de tout lieu dans leur lutte pour une reconnaissance de leur identité culturelle. Dr Couillard qui est si "proud to be canadian" à défaut de les aider pourrait minimalement les appuyer publiquement.