Au moins quatre femmes agressées par un chauffeur de taxi

Le chauffeur suspect circulerait au volant d’une voiture argentée.
Photo: iStock Le chauffeur suspect circulerait au volant d’une voiture argentée.

Un chauffeur de taxi qui aurait agressé une jeune femme de Montréal le week-end dernier pourrait avoir fait de nombreuses autres victimes à bord de son véhicule, laisse entendre le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Une femme de 26 ans a porté plainte dimanche après qu’un chauffeur de taxi, qui la ramenait chez elle dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce (NDG), eut tenté de profiter de son état d’ébriété pour commettre des attouchements sexuels.

Selon les propos rapportés par la station de radio CJAD, la jeune femme a commencé à s’inquiéter lorsque le chauffeur s’est mis à commenter sa tenue et son apparence de manière inappropriée. Par mesure de précaution, elle a pris une photographie de la carte d’identité du chauffeur avec son téléphone, mais a échappé celui-ci lorsque le chauffeur s’est subitement attaqué à elle, avant de déguerpir à la hâte en voiture, après qu’elle eut réussi à se dégager.

« Nous avons recensé quatre allégations de personnes qui auraient pris un taxi du centre-ville en direction de Notre-Dame-de-Grâce qui auraient rapporté des agressions sexuelles », a indiqué le porte-parole du SPVM Ian Lafrenière. Depuis le début de l’année, ce sont 17 agressions de la sorte qui auraient été portées à l’attention des forces de l’ordre. En 2013, ce nombre s’élevait à 29, précise-t-il.

Dans les quatre cas rapportés dans NDG, la description du suspect est pratiquement la même : un homme mesurant 1 m 76 (5 pi 8), d’environ 30 ans, au visage rasé, s’exprimant en français avec un accent arabe prononcé. Dans les quatre cas, il serait passé par-dessus l’accoudoir pour rejoindre sa victime intoxiquée, assise à l’arrière du véhicule.

Le suspect se déplace dans une voiture argentée, note M. Lafrenière, incitant toute autre personne ayant été témoin de gestes semblables à communiquer avec la police.

Près de 37 millions de courses sont effectuées chaque année par les 12 000 taxis de la région de Montréal, note-t-il.

Vérification des antécédents criminels

En marge du colloque de l’Association du transport urbain du Québec, jeudi, le ministre Robert Poëti, s’est dit « étonné » d’apprendre qu’une réglementation exigeant la vérification des antécédents criminels des chauffeurs de taxi « n’a jamais été mise en place », selon lui.

D’ici un mois, le ministre des Transports s’engage à « modifier la pratique qui faisait qu’une personne pouvait recevoir son permis de taxi sans avoir prouvé qu’il n’avait pas d’antécédents criminels ». Il s’est également engagé à en discuter avec le maire Coderre.

1 commentaire
  • Daniel Courville - Inscrit 10 octobre 2014 19 h 11

    Et la compagnie ?

    On a une description de l'homme, de la voiture, mais pas de la compagnie ? Dans NDG, c'est peut-être Atlas...