Les bordels, les proxénètes et la sollicitation ne devraient pas être interdits

Les neuf juges du plus haut tribunal du pays concluent que d'interdire aux femmes de tenir des maisons closes, d'embaucher des employés pour les protéger et d'aborder les clients pour en vérifier la fiabilité met la sécurité des prostituées en danger.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Les neuf juges du plus haut tribunal du pays concluent que d'interdire aux femmes de tenir des maisons closes, d'embaucher des employés pour les protéger et d'aborder les clients pour en vérifier la fiabilité met la sécurité des prostituées en danger.

Les bordels, les proxénètes et la sollicitation ne devraient pas être interdits, vient de déclarer la Cour suprême dans un jugement unanime explosif qui fait voler en éclats le régime légal encadrant la prostitution au Canada.

Les neuf juges du plus haut tribunal du pays concluent que d'interdire aux femmes de tenir des maisons closes, d'embaucher des employés pour les protéger et d'aborder les clients pour en vérifier la fiabilité met la sécurité des prostituées en danger.

C'est donc une violation de leurs droits tels que garantis par la Charte des droits et libertés. 

La cause avait été pilotée par la dominatrice Terri Jean Bedford, rendue populaire par ses apparitions publiques cravache en main.

Ottawa a un an pour adopter de nouvelles lois. D'ici là, celles qui existent demeurent en vigueur.

Plus de détails à venir